La Paix vient de l’intérieur

Le pessimisme

Les humains parlent de guerre et de paix depuis la nuit des temps. Déjà dans l’Antiquité, il s’en trouvaient pour dire « c’était mieux avant! ». Je rencontre parfois des personnes pessimistes qui déplorent ce qu’ils voient de négatif, et qui disent « on ne peut rien y faire! » « Comment être optimiste dans un monde pareil? »… il y en a aussi qui font la leçon: « la société devrait se construire à partir de la culture! » « les gens devraient être solidaires! »… bref, ils savent ce que « devrait » être le monde et ce que « devraient » faire les gens… et ça avance à quoi? Quand je vois leur mine, je ne sens aucune joie, aucune vie, rien qui me donne envie de faire quoi que se soit, et encore moins de continuer à les écouter… non, ça me donne plutôt envie d’aller voir ailleurs, là où ça respire le bonheur!

Ces gens pessimistes ont le cerveau obstrué par toutes les « informations » qu’ils voient à la télévision, dans les journaux principaux qui raffolent de scandales et de ragots tous plus stériles les uns que les autres… et leur vision est tellement altérée qu’ils ne voient plus la beauté, la bonté, la générosité et l’élan créateur de ceux et celles qui les entourent! Il y a de tout dans la vie, dans le monde… la vie est faite de contrastes… et il y a plein de choses sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir… alors qu’est-ce que je peux faire?

Agir!

Et bien au lieu de me laisser polluer par des pseudo « informations » qui ne m’aident ni à me sentir bien, ni à construire le monde dans lequel j’ai envie de vivre, je me concentre sur moi, sur MA vie et sur ce que j’ai envie de faire, moi, pour que ça change! J’agis concrètement pour incarner mes valeurs. Parce que le changement, c’est maintenant. Le bonheur, c’est maintenant. Et c’est un choix, une décision qu’il revient à chacun d’entre nous de prendre.

Avant, j’étais comme ces gens qui râlent et s’insurgent que les autres ne sont pas « comme il faut »… quand je voyais une personne jeter un papier par terre, je me mettais en colère: « mais c’est inadmissible d’avoir aussi peu de respect pour la planète! », me disais-je, en fulminant intérieurement! Et quel effet avait ma réaction? Est-ce que ça rendait la planète plus belle et plus harmonieuse? Réponse: NON!

Je ne suis pas là pour faire la morale à tout-va, ça ne change rien en bien, au contraire, ça me pollue de l’intérieur et ça fait fuir les gens… évidemment: je les condamne! Depuis que j’ai compris cela, j’ai changé d’attitude: si je vois un papier par terre et que ça me dérange, parce que j’ai envie de propreté et d’harmonie, JE LE RAMASSE et je le mets moi-même à la poubelle. Et je suis heureuse de le faire, parce que ça répond à MON BESOIN de propreté. Il suffit que chacun en fasse autant, et la planète s’en portera très bien! Voilà où est notre pouvoir personnel!

Critiquer, juger, condamner ne nous aide pas à aller dans le sens de notre mieux-être, au contraire, ça nous coupe de l’amour en nous, ça attise la colère et la violence.

Choisir d’être heureux est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à l’Humanité et à la planète!

La chose la plus écologique, la plus altruiste, la plus solidaire et la plus généreuse que l’on puisse faire, c’est de prendre la décision, ici et maintenant, et à chaque instant, de s’occuper de notre propre bonheur. Parce que le bonheur, c’est contagieux! Et il suffit de peu: moi, je souris à ceux que je croise dans la rue, je dis « bonjour »juste parce que je suis heureuse, je prends soin de moi et de mon intérieur, je ramasse les déchets dans la rue, j’aide quand quelqu’un a besoin d’aide avec ses bagages dans le bus…pas parce qu’ « il faut le faire », mais parce que j’ai de la joie à le faire! J’arrête d’attendre que les autres changent, que le monde change… et je change moi-même!

Quand je suis arrivée dans mon quartier, j’avais très envie de tisser des liens agréables avec mes voisins… envie qu’on prenne soin les uns des autres. Alors, au lieu d’attendre qu’ils viennent me voir, ou qu’ils me sourient, et au lieu d’attendre une raison désagréable pour me plaindre à eux (par exemple le bruit ou que sais-je encore), j’ai pris les devants. Le jour de ma pendaison de crémaillère, je suis allée sonner chez chaque voisin pour leur offrir du gâteau… une occasion de me présenter et de faire un peu connaissance, de façon légère, agréable, dans la joie du don et du partage! Et ça change tout! L’ambiance est agréable, là ou je vis! Parce que j’y contribue activement!

Oser!

Cela ne fait qu’un peu plus d’un an que j’habite ici, dans le Vallespir. J’aurais pu me trouver toutes les excuses possibles pour ne rien faire: « ce que j’ai à proposer n’intéressera pas les gens », « ici les gens ont leurs habitudes… ils ne font pas confiance aux « étrangers » comme moi », « je risque d’être perçue comme de la « concurrence » malvenue de la part des autres personnes qui travaillent dans le milieu du développement personnel comme moi », etc. Oui, on a tous ce genre de voix en nous, il me semble. La question est, qui est le boss? 😉

Un jour, j’ai décidé qu’il était temps de proposer ce que j’aimais faire. J’ai fait appel à des amis et nous avons créé une association. J’y donne des cours de yoga, et au bout de 3 mois d’activités, j’ai senti qu’il était temps que je parle de mon parcours, et que je partage mes connaissances et compétences en matière de bonheur, de paix et de communication. Ne vous méprenez pas: oui, j’avais des peurs! Je pense que tout le monde est impressionné de prendre la parole en public, de se lancer dans l’inconnu. On vit tous cette peur différemment, mais elle est là pour tout le monde. Mais à un moment donné, j’ai décidé que je me lançais quand-même. J’ai osé!

Mieux Communiquer pour Vivre en Paix – Le Monde a Besoin de votre Bonheur!

C’est le titre que j’ai choisi pour ma première conférence, le 19 décembre 2016. Il y a eu 19 personnes. J’ai été fière d’avoir osé, fière d’avoir agi dans le sens de mes valeurs, de ce qui était important pour moi: partager pour plus de paix, de joie et d’amour.

J’ai de la gratitude d’avoir osé demander de l’aide, et de la gratitude d’en avoir reçu, à tous les niveaux. J’ai vu à quel point les humains ont l’élan de contribuer au bien-être des autres! Ce n’était pas une découverte, mais chaque redécouverte m’émerveille!

Je vous offre l’enregistrement vidéo de cette conférence, en ayant conscience que je sème des graines, et sans m’attacher au résultat. Je fais ma part de colibri. J’agis. Et ça me rend heureuse! 😀

 

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Pourquoi Trump a-t-il gagné? Comprendre pour s’aligner avec notre pouvoir personnel – 2ème partie

Les événements extérieurs peuvent nous secouer fortement… et il est important de rester ancré dans la tempête si l’on ne veut pas se laisser embarquer par les aléas de la vie et subir tout ce qui arrive. L’élection récente de Donald Trump aux Etats-Unis suscite de vives réactions, et cela est un support pour se connecter à notre pouvoir personnel de créateur conscient.

Dans la première partie de cet article, j’ai partagé mon point de vue et mon ressenti des événements actuels.

Dans cette deuxième partie, je partage ici un extrait de dialogue entre Abraham-Hicks et un participant, peu après les résultats des votes, lors d’un atelier aux Etats-Unis sur ce principe créateur en utilisant consciemment la loi d’attraction.

Vous pouvez écouter cette conversation en anglais sur Youtube en cliquant ici.

La traduction proposée ci-après est la mienne.

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Extrait:

Participant: Ma question concerne Donald Trump.

Abraham-Hicks: Est-ce qu’il crée ta propre réalité?

Participant: C’est un créateur très puissant, et il n’y a aucun doute que…

Abraham-Hicks: Ce n’était pas ma question, ma question est « est-ce qu’il crée ta réalité? ».

Participant: Non. Mais comment je me suis manifesté moi dans cette réalité? Ce n’est pas pour faire le malin, beaucoup de gens dans la communauté d’Abraham et dans la communauté spirituelle sont…tout le monde est très retourné cette semaine…

Abraham-Hicks: Parce que tu as donné ton pouvoir aux résultats de quelque chose que tu ne peux pas contrôler? C’est une condition qui devait être différente de ce qui est pour que tu puisses te sentir bien? Ce qui veut dire que nous n’avons pas été très efficace dans ce que nous enseignons… […]

Participant: Voilà le truc, il y avait deux candidats […] et même si les résultats tendaient à 50-50, le monde penchait plutôt dans la direction de l’amour, et je crois que c’est pour cela que nous sommes un peu sous le choc.

Abraham-Hicks: Mais voilà ce qui se passe… il n’y avait pas beaucoup d’amour chez aucun des 2 candidats, ni de la part des médias.[…] Si vous voulez vraiment comprendre ce qui se passe […] voici une réponse qui est plus proche de ce que vous recherchez pour expliquer ce qui s’est passé… et c’est quelque chose que presque personne ne comprend vraiment:

Alors que vous semblez être une nation (ou un monde) qui a beaucoup de points de vue différents sur beaucoup de choses différentes, vous continuez à vouloir vous rassembler en groupes, parce que vous croyez que c’est là qu’est votre pouvoir. Donc, la première chose qui est en train de vous arriver en tant qu’individus, c’est que vous ne croyez pas vraiment en votre propre pouvoir personnel. Vous voulez rejoindre un groupe pour avoir plus de pouvoir. Et cela ne vous servira jamais vraiment, parce que vous ne pouvez pas contrôler la dynamique du groupe. Et parce que, souvent, le groupe, peu importe à quel degré vous vous y retrouvez, ne vous représente pas vraiment bien.

Alors vous prenez un sujet tel que la gentillesse ou l’amour, et vous vous dites « eh bien, au moins la plupart d’entre nous pouvons nous mettre d’accord là-dessus »… et ce n’est pas juste ceux que vous croyez faire partie de votre communauté, TOUT LE MONDE veut ça. Il n’y a personne qui défend la haine. Parfois les gens se retrouvent emportés par quelque chose, et ils ne savent pas comment faire quand ça les submerge, mais personne ne demande la haine consciemment ou délibérément.

Mais il y a un élément que vous n’avez peut-être pas considéré: tout le monde est ego-centré. Il nous faut partir de là, et nous vous demandons d’accepter cette idée juste un instant, parce que vous ne pouvez pas voir autrement qu’à travers les yeux de l’ego.

Alors, disons qu’au lieu de faire partie d’un très petit pourcentage de personnes qui viennent à un rassemblement comme celui-là (Abraham workshop), qui viennent à croire que vous êtes bien en train de créer votre propre réalité, disons que vous faites partie d’un groupe bien plus grand de plus de 99% de la population, qui ne sait pas que vous êtes en train de créer votre réalité, qui croit que quelqu’un d’autre la crée, et qu’il semble que ce quelqu’un va être untel ou unetelle (Donald Trump ou Hilary Clinton). Eh bien, en soi, cet état d’être vous fait perdre votre pouvoir.

Et en d’autres termes, nous ne voudrions faire partie d’aucun de ces partis politiques, qui croient que tout va dépendre de ce petit groupe de personnes qui se disputent, qui ne peuvent même pas se mettre d’accord sur quoi que ce soit, qui n’ont pas pu le faire lors des 4 dernières années, ni les 4 précédentes, ni même jamais.

Donc si vous en êtes venus à croire que votre bien-être dépend de ce sur quoi ils vont se mettre d’accord – et ils vous ont montré très clairement qu’ils n’avaient aucune intention de se mettre d’accord un jour… même si quelqu’un parmi eux avait une bonne idée, ils ne seraient toujours pas d’accord… parce qu’ils préfèrent avoir raison que de s’entendre ou de se sentir bien – alors maintenant, ne vous laissez pas trop embarquer par ça.

Revenons à ce point de départ qui va vraiment vous servir. Donc, si chacun est réellement ego-centré, et tout le monde l’est, cela veut dire que, pendant que vous vivez votre vie, lorsque les choses vous touchent, vous savez ce que vous ne voulez pas. Ce qui fait que vous pouvez savoir ce que vous voulez. Mais si vous n’êtes pas au courant de la loi d’attraction […] si vous n’avez pas conscience que vous avez créé ce vortex, alors vous ne pouvez pas avoir d’espoir. […] Alors, vos besoins deviennent d’une importance capitale dans votre esprit, et de temps en temps, un très bon vendeur va entrer dans votre mythe, il comprend comment vous influencer vers quelque chose qui est vraiment important pour lui.

Donc, si vous êtes mineur dans les mines de charbon, et que vous n’avez pas de travail, vous voulez du travail plus que tout au monde… c’est votre intérêt personnel totalement ego-centré. Et il peut y avoir quelqu’un qui va se lever et vous dire « attends, il y a d’autres choses qui devraient t’importer plus que les choses qui t’intéressent toi personnellement! »

Ou si vous travaillez l’acier et que vous aviez l’habitude de gagner beaucoup d’argent et que maintenant vous en gagnez moins – ou si vous avez peur d’être du mauvais côté de la loi sur tel ou tel sujet – un très bon vendeur a une très bonne compréhension de comment vous inspirer à le voir lui comme étant LA solution.

Alors, cette conversation parle d’une population qui se sentait tellement centrée sur elle-même et hors de contrôle, sans aucune  autre option que celui-là ou celle-là (les candidats à la présidentielle), donc il est logique que ce soit celui qui parle directement à leur intérêt personnel ego-centré qui obtienne leur écoute.

Participant: C’est vrai. Elle, je l’adore, mais lui, c’est un orateur beaucoup plus direct, il…

Abraham-Hicks: … a parlé directement à ces besoins-là encore et encore et encore. Tellement clairement et fortement que le manque de gentillesse a été occulté, que le manque de dignité a été occulté, que le manque de décorum a été occulté… parce que, au moins, mes besoins personnels égoïstes ont été entendus.

Maintenant, il ne s’agit pas pour nous, dans cette conversation, de dire pourquoi nous pensons que ce qui s’est passé est une bonne chose, ce n’est pas du tout cela que nous disons ici. Ce que nous disons, c’est que la loi d’attraction ne se trompe jamais. Nous disons que ce qui est offert vibratoirement est toujours le résultat actuel. Mais le résultat actuel est aussi un point d’appui pour rebondir vers tant d’autres choses qui sont tellement meilleures.

Donc, c’est notre désir que toute personne qui est concentrée là-dessus avec un intérêt sincère – et nous savons qu’il y a beaucoup de gens qui se sentent sincèrement concernés – c’est notre désir que vous saisissiez un peu ce dont il s’agit. Cela ne fait aucune différence QUI croit qu’il ou elle vous contrôle: ils ne vous contrôlent pas. Nous aimerions que vous saisissiez ce message.

L’équilibre de votre conscience de masse vibratoire est tel que c’est votre force, pas votre faiblesse. Votre diversité EST votre plus gros ATOUT. Mais, peu importe de quel côté d’un sujet la plupart des gens penchent, ils ne pensent pas que les gens de l’autre côté de la balance ajoutent une quelconque valeur, ils pensent seulement que cette valeur a été ajoutée par leur propre perspective… alors que cette valeur a été ajoutée par l’ensemble des perspectives. Et de ça, des milliards de personnes font du tri, passent à travers le tamis, et lancent des fusées vibratoires de désirs, et JE VOUS PROMETS que les sources à l’intérieur de chacun d’entre vous vous entendent, vous ressentent, savent et se tiennent au milieu de votre vortex, et que la vie est en train de devenir vraiment meilleure.

Et ceux qui veulent expliquer que la vie n’est pas en train de devenir meilleure ne comprennent pas, ils ont un point de vue étriqué. Ou ceux qui veulent vous persuader d’avancer dans telle ou telle direction, parce qu’ils vous ont convaincus que si vous ne le faisiez pas, alors la vie ne s’améliorera pas, ceux-là ne savent pas de quoi ils parlent. […]

Quoi que ce soit que vous offrez vibratoirement, c’est cela même qui vous revient. Et quoi que ce soit qui vous revient, c’est un point d’appui pour rebondir et faire de nouveaux choix. Ce principe ne se trompe jamais. […]

Si vous pouviez ressentir ce que ressentent vos êtres intérieurs, vous comprendriez ce dont nous parlons quand nous disons qu’en vous mettant en mode réceptif, ou en vous connectant à ce vortex, vous actionnez le levier qui vous connecte à votre véritable pouvoir.  Alors, pendant le temps où vous faites cela – et nous voulons que vous le maîtrisiez – vous commencez à vous sentir invincible. Et quand vous vous sentez invincible – ce qui signifie que vous êtes connectés à votre propre pouvoir, et que vous savez que c’est vous-mêmes qui créez votre destin – eh bien toute cette peur vous quitte, parce que vous ne pouvez pas à la fois être connecté à toute cette puissance et ressentir la peur en même temps… alors, vous vivez heureux pour toujours.

Vous n’êtes pas en train de rechercher d’autres personnes à travers le monde pour vous rejoindre dans des groupes, de façon à montrer votre insécurité, parce qu’il n’y a pas d’insécurité.  Et c’est cela, le plus beau cadeau que cette conversation bouleversante peut vous apportez à tous. Si vous pouvez vous remettre de ça et vous sentir plus puissant, alors, vous venez d’obtenir ce que vous aviez demandé dans votre vortex. (Imaginant la réponse du participant) « Oh! Oh, Abraham,  je ne crois pas que j’ai demandé cela. Abraham, est-ce que vous dites que je voulais tellement ressentir ma propre puissance, mon propre pouvoir, que j’ai demandé des bouleversements incontrôlables sur lesquels je n’ai pas de prise? Que j’ai demandé des conditions qui ne pouvaient pas m’apaiser? »

Participant: J’ai dû avoir cette conversation avec moi-même de nombreuses fois cette semaine. Je veux dire, je me suis réveillé mercredi matin en me disant « la chose que tu craignais le plus vient d’arriver! ». Alors, la seule chose qu’il me reste maintenant, c’est de revenir à un alignement…

Abraham-Hicks: Quand tu dis « la chose que tu craignais le plus vient d’arriver! », est-ce que tu veux dire  » je me suis concentré sur quelque chose avec une telle ferveur que, pendant une période assez longue, j’ai perdu la connexion à mes ressources et à ma source », est-ce bien cela à quoi tu fais référence? La pire chose qui puisse arriver? C’est la seule mauvaise chose qui puisse t’arriver, n’est- ce pas? Tu peux temporairement utiliser un sujet factice comme excuse pour ne pas connaître ton propre pouvoir. Et quand tu ne connais pas ton propre pouvoir, tu le donnes à quelqu’un d’autre, et il y en a plein d’autres qui aimeraient dire « Moi, je vais prendre ton pouvoir! Moi je vais le prendre! Moi je vais te laisser croire que je suis la chose la plus importante au monde pour toi! ».

Et le plus merveilleux – en fait, nous sommes patriotes! – dans ce système de gouvernement que vous avez en ce moment même, c’est qu’il est tellement équilibré en terme de diversité que personne n’est vraiment un obstacle pour vous. Et ce qui vous inquiète, c’est que vous pensez  » Oh maintenant, encore plus de gens vont m’empêcher d’obtenir ce que je veux! » et nous vous disons: ils ne vous ont jamais donné ce que vous vouliez de toute façon!!!Ils ne vous ont jamais donné ce que vous vouliez de toute façon!

Peu importe lequel d’entre eux, quel groupe est au pouvoir, ils ne sont pas le vortex à travers lequel vient votre bien. Mais ils sont souvent les sujets par lesquels vous niez votre propre vortex. Et donc, cela n’a pas d’importance, quel groupe gagne, si cela ne vous plaît pas, et la moitié est contente et l’autre moitié ne l’est pas… et la moitié pas contente est maintenant en train d’utiliser CE groupe comme une excuse pour se débrancher de ses propres ressources.

Et si nous étions physiquement à votre place, nous ne laisserions PERSONNE nous débrancher de nos propres ressources. Vous avez à disposition une monnaie vibratoire, accessible à tout moment. Voilà la seule impuissance qui puisse jamais vous arriver: utiliser n’importe quelle excuse pour ne pas vous brancher sur ça.

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Participant: Alors, je devrais éteindre CNN et le Washington Post?

Abraham-Hicks: Les médias c’est pareil! Les médias c’est pareil! Parce qu’ils veulent votre attention. C’est quelque chose de bien connu chez vous, que si vous montrez à quelqu’un comment se sentir bien, alors que peut-être vous êtes en train de graviter vers ce bien-être, si quelqu’un vient vous avertir de quelque chose qui pourrait vous causer des ennuis, il y a plus de chances que ce soit à CELA que vous donniez votre attention. Cela explique pourquoi tant de choses prennent la direction qu’elles prennent.

Aussi longtemps que vous écoutez quelqu’un pointer la discorde, tant que quelqu’un vous offre quelque chose contre lequel vous battre, et que vous prenez cette influence, et que vous vous battez contre elle, alors vous êtes influencés par cette personne plutôt que par votre être intérieur, vous laissez cela être votre guidance, et vous ne pouvez plus revenir dans l’alignement vibratoire de qui vous êtes.

Aussi longtemps que vous recherchez quelque chose à l’extérieur de vous qui soit une raison de vous sentir mieux… vous ne pouvez pas compter sur eux pour vous sentir toujours bien, vous ne pouvez pas compter sur quoi que ce soit d’extérieur à vous-mêmes pour vous faire vous sentir bien, et c’est la raison pour laquelle nous sentons que ce que vous êtes en train de vivre est une expérience si merveilleuse pour tant d’entre vous. Parce que vous allez sortir de là en ayant compris quelque chose dont on vous parle depuis un moment, de votre propre point de vue, parce que les mots n’enseignent pas que vivre une vie conditionnelle est une vie dure, d’avoir besoin de conditions pour se sentir d’une certaine manière.

Vous avez la capacité de concentrer votre esprit de façon à être en harmonie avec qui vous êtes, de façon à ce que tout votre pouvoir, toute votre puissance et vos ressources coulent à travers vous.

Traduction: Lucile Péron

Source images: thespiritscience.net

Pourquoi Trump a-t-il gagné? Comprendre pour s’aligner avec notre pouvoir personnel – 1ère partie

Dans un rassemblement très récent concernant l’intégration consciente de la Loi d’Attraction, un homme a demandé à Esther Hicks (porte-parole de Abraham… vous trouverez des informations en recherchant « Abraham-Hicks »): pourquoi Trump a-t-il gagné l’élection présidentielle américaine, alors qu’il semble que beaucoup de gens veulent l’amour? 

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21 /01/2017 – « Women’s march » en réaction à la politique de Donald Trump, ici à Washington D.C.

Dans cet article, j’aimerais partager mon vécu de cette situation (1ère partie), et vous offrir une traduction en français d’un extrait (2ème partie) de ce dialogue, que vous trouverez sur Youtube en anglais.

CE QUE JE VOIS et RESSENS

J’observe que cette récente élection provoque de nombreuses réactions vives, et je constate que toute énergie forte émise par d’autres m’influence, car je la ressens très fort dans mon corps, tout comme toute énergie forte que j’émets moi-même influence les autres.

Je ne suis pas américaine, mais je me sens concernée par tout ce qui se passe sur la planète. Je me sens aussi bien concernée quand une personne est en difficulté sous mon nez que quand des êtres souffrent de la guerre à l’autre bout de la planète. Je sens ce que sent l’autre. Je sens ce que sent l’autre, qu’il soit humain, animal et même végétal. Je ressens même la terre, l’eau, le feu… je les ressens comme faisant partie de moi.

Aujourd’hui, je ne suis plus aveuglée par l’élan illusoire de « sauver » l’autre, de « sauver le monde ». Je dis « illusoire », parce qu’à travers l’autre, le monde, c’est toujours moi et moi seule que je cherche à sauver. Tant que je n’en prends pas conscience, je reste tournée vers le miroir en essayant d’enlever la tâche qui ne peut s’enlever sur le miroir, mais qui s’enlève quand je me touche moi-même directement. Le miroir n’est qu’un reflet, sur lequel je n’ai aucun pouvoir. Le pouvoir, je l’ai sur moi-même.

La première chose que je fais donc, maintenant, lorsque je suis touchée, c’est de me toucher moi-même. De rester en contact intime et profond avec moi-même, au lieu de m’agiter frénétiquement vers l’extérieur. J’ai constaté que le monde a passé beaucoup de temps à s’agiter frénétiquement vers l’extérieur, et les résultats que j’ai observés ne me conviennent pas. Alors, quand j’ai compris comment je pouvais obtenir ce que je voulais vraiment… j’ai utilisé mon pouvoir: m’aligner sur mon être profond, et aligner mes pensées, mes paroles et mes actes sur ce qui est vraiment important pour moi. Certes, je ne choisis pas les événements qui se présentent, mais je PEUX CHOISIR à chaque instant QUI j’ai ENVIE D’ETRE maintenant, dans cette situation. Et PERSONNE n’a le pouvoir de choisir à ma place. Sauf si je crois que je suis une pauvre petite créature impuissante… et c’est alors que je donne mon pouvoir personnel à qui veut le prendre.

La Loi d’Attraction est très simple. Elle dit ceci: « tout ce que vous émettez vous revient ».

Dans ma conférence « Mieux Communiquer pour Vivre en Paix – Le Monde a Besoin de votre Bonheur« , je passe par mon expérience personnelle pour raconter comment j’ai changé mon point d’attraction de sorte à créer une vie pleinement épanouissante. Nous avons tous ce pouvoir. J’explique aussi que tout passe par cette fameuse communication, que je définis ainsi: communiquer, c’est émettre et recevoir de l’information. Nous sommes des émetteurs-récepteurs ambulants, nous émettons et recevons en permanence de nombreuses informations, et nous sommes TOUS contagieux! Tout ce que nous vibrons, toutes les émotions que nous éprouvons, nous les propageons dans l’Univers, et nous l’affectons concrètement. Etre conscient de cela et agir en toute responsabilité est la clef de la libération. Nous voulons l’amour? Soyons l’amour! Nous voulons la paix? Incarnons la paix!

Je me sens triste quand je vois des personnes bien intentionnées manifester avec violence « contre la violence ». Dire « Je choisis l’amour » en insultant d’autres êtres « adversaires ». Ce n’est pas congruent. Si j’envoie de la violence, je ne suis pas l’amour, je suis la violence. On peut dire sa colère et manifester son désaccord en incarnant la paix avec force. Je crois que c’est cela, le chemin qui nous est offert, maintenant… en tout cas, moi, c’est celui que j’ai choisi d’emprunter et sur lequel je continue à m’engager.

J’ai lu hier sur Facebook un article de blog d’une femme qui se revendique féministe, et qui était une « réponse » publique à une femme qui apparemment, avait écrit sur Facebook « Moi, je me sens à égalité (avec les hommes), je ne me sens pas en insécurité ». La première, qui, visiblement, a compris que c’était une explication pour son choix de ne pas participer au mouvement des femmes anti-Trump, a répondu avec une grande colère à la deuxième, en lui disant que si elle se sentait « à égalité » et qu’elle ne se sentait pas en insécurité, c’est bien grâce à toutes les femmes qui ont manifesté avant elle, qui se sont battues et mises en danger pour faire valoir leurs droits.

J’ai trouvé ses idées magnifiques, il y avait de la dignité, de la puissance, du courage, parmi ces valeurs… mais ce que je déplore, c’est la violence avec laquelle toutes ces belles valeurs ont été lancées sur le web. Avec sa façon de répondre à l’autre femme, elle signifiait clairement: « Tu es égoïste, honte à toi, tu devrais avoir de la gratitude pour les femmes comme moi qui manifestent, celles de l’autre espèce, l’espèce des femmes dignes de respect. » Ce qu’elle fait en répondant ainsi, n’est-ce pas cela même contre quoi elle se bat? L’inégalité? La tyrannie de l’un sur l’autre? L’oppression et la violence?

Moi-même, qui ne suis pas impliquée dans cette histoire, je sens à la fois la colère dévorante de l’une et la stupeur, voire la honte et la culpabilité potentielle de l’autre. Utiliser des valeurs, quelles qu’elles soient, pour créer encore de la division et de la violence, c’est totalement contre-productif. On ne se libère pas de violence par la violence. On se libère de la violence en étant doux et bienveillant, d’abord envers soi-même, car c’est le point de départ de la douceur et de la bienveillance pour autrui et dans le monde.

Je retombe sur mes pattes: « Pourquoi Trump a-t-il gagné, alors que beaucoup de gens semblent vouloir l’amour? ». Cette femme, qui se déclare féministe et qui clame lutter pour le droit des femmes, elle veut l’amour, n’est-ce pas? Elle se bat pour ça, même. Résultat: elle attaque une autre femme, qu’au lieu de voir comme une soeur, elle condamne comme une sorte de sous-individu, en l’humiliant et en lui intimant de remercier pour tout ce dont elle bénéficie aujourd’hui.

Lutter contre quelque chose renforce ce quelque chose. Parce qu’on le nourrit avec notre attention et notre énergie. Que vous luttiez pour ou contre quelque chose revient au-même: vous le renforcez. Comment on sort de là?

STOP! PAUSE! On s’arrête. On observe. On respire. On observe et on goûte ce qui est vivant en soi, à cet instant. On s’aligne avec nos valeurs profondes, en se demandant: « et moi, QUI j’ai envie d’être avec ce qui se passe?« . Et j’agis en fonction. Agir sous le coup de l’impulsivité n’est jamais en cohérence avec qui nous voulons vraiment être. Nous pouvons dire STOP, ralentir, RESPIRER et ressentir, au lieu de nous laisser embarquer dans le flot frénétique des événements. Ainsi, nous incarnons la paix. Et cela n’empêche pas d’agir. Mais AGIR n’est pas REAGIR. Agir est un acte conscient, choisi librement. Cela demande d’être centré, posé, lucide.

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La chanteuse Milck chante « I can’t keep quiet » avec des femmes réunies pour manifester suite à l’élection de Donald Trump

Je suis très émue et touchée par ces mouvements de femmes dans le monde, que ce soit en Afrique, avec Leymah Gbowee qui a guidé des milliers de femmes à se faire entendre du gouvernement et exiger un traité de paix au Libéria, le mouvement Women Wage Peace, qui a rassemblé des milliers de femmes d’Israël et de Palestine, de tous âges et de toutes confessions, dans une immense marche pour la Paix… représenté dans la chanson et le clip de Yaël Deckelbaum « Prayer of the Mothers« , ou plus récemment Women’s March on Washington, avec un magnifique extrait du phénomène dans la flash-mob musicale initiée par la chanteuse MILCK, qui a fait de la chanson « I can’t keep quiet » l’hymne du mouvement des femmes…

Je remercie profondément toutes ces femmes – et tous les hommes qui les soutiennent – de se tenir debout, fières, belles, unies dans leur diversité, de laisser l’amour vibrer dans leurs chants, dans leurs pas, dans leurs regards et leurs étreintes… en les voyant ainsi, je me sens fière de faire partie de cette aventure humaine!

Cessons de voir des ennemis partout. Levons-nous et affirmons qui nous sommes, incarnons nos valeurs et marchons notre vérité. Ce pouvoir n’est pas un phénomène de groupe. C’est un pouvoir individuel que nous avons tous, ici, maintenant. Il suffit d’une femme… c’est ce que nous dit Milck en chantant « a one-woman riot ». Reconnaissons notre puissance personnelle. Le seul vrai pouvoir, c’est celui-là. L’utiliserons-nous?

Au prochain épisode, l’extrait en français de l’explication de Abraham-Hicks sur le pourquoi Donald Trump a été élu…

Au-delà du pardon, l’empathie: une voie de guérison

Dans ma recherche du sens de la vie et de ma nature profonde, j’ai souvent rencontré la notion du pardon. Beaucoup d’auteurs célèbres, dont les œuvres m’ont nourrie, insistaient sur le fait qu’il n’y a pas de guérison possible sans pardon. Je pense par exemple à Deepak Choprah, et à Louise L. Hay (une grande référence pour moi, et je me suis formée à sa méthode « Heal Your Life »). J’ai fait mon expérience du pardon…

L’apologie du pardon

Voici ce qu’écrit Louise Hay dans son best-seller « Transformez Votre Vie »:

« En nous pardonnant, ainsi qu’aux autres, nous nous libérons du passé. Le Cours en miracles répète constamment que le pardon est pratiquement la réponse à toute chose. Je sais que lorsque nous sommes bloqués, cela signifie qu’il y a encore à pardonner. Si nous ne sommes pas libres dans le moment présent, c’est que nous nous accrochons au passé: un regret, une tristesse, une blessure, de la peur ou de la culpabilité, de la colère, un reproche, de la rancœur, et parfois même un désir de vengeance. Chacun de ces états découle d’un refus de pardonner, de se libérer et de vivre entièrement le présent. L’amour est toujours la solution pour toute forme de guérison. Et le chemin qui mène à l’amour est le pardon. »

Elle dit aussi que pour pardonner, il n’y a rien à savoir, il suffit de vouloir.

J’ai lu un ouvrage qui m’a bouleversée: Le Don du Pardon, un cadeau toltèque de Don Miguel Ruiz, par Olivier Clerc. A tel point que je me suis mis en tête d’animer des cercles de pardon, persuadée de la puissance guérisseuse du pardon. Mais je ne l’ai pas fait… et heureusement… pourquoi?

Il y a un hic quelque part

Je sentais bien que cette méthode pouvait être très efficace pour certains, mais inefficace voire même destructrice pour d’autres.

A l’époque où j’ai lu ce livre d’Olivier Clerc, dès que mon compagnon manifestait un mal-être relationnel, je lui demandais pardon, dans l’espoir de lui apporter le réconfort et la reconnaissance dont il avait besoin. Le hic, c’est que ça ne marchait pas du tout. Cela n’a pas marché une seule fois, avec lui. Moi, j’étais désemparée, parce que si les rôles avaient été inversés, et que lui m’avait demandé pardon, j’en aurais éprouvé un grand soulagement! Cela montre que nous ne sommes pas tous pareils, et que nous avons parfois besoin de stratégies différentes pour répondre à nos besoins et aspirations.

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Autre exemple… après de longues années d’incompréhension et de conflit avec un membre de ma famille, forte de ma nouvelle intégration des enseignements de Louise Hay dans ma vie, j’écrivis une lettre à cette personne pour lui dire avec la plus grande bienveillance et la plus grande douceur possible que je la comprenais et que je ne lui en voulais pas, que je lui pardonnais, parce que je savais qu’elle ne m’avait jamais voulu aucun mal, au fond. En d’autres termes, dans cette lettre, je reconnaissais son innocence fondamentale, et je lui témoignais mon amour.

J’étais persuadée que nos conflits appartenaient dès lors au passé et étaient bel et bien enterrés. Sauf que… 3 ou 4 ans plus tard, un événement s’est produit entre moi et cette même personne et a fait resurgir une colère gigantesque en moi… mon beau pardon vola alors en éclats.

Moi qui m’étais toujours perçue comme un être lumineux, bienveillant, plein d’amour et de compassion… je découvris avec horreur que je n’étais pas QUE lumineuse! Non! Au fond de moi, surgi d’un lieu dont j’ignorais l’existence même, un être d’une puissance extraordinaire montrait son visage et ses émotions, d’une violence dont je ne me croyais pas capable. Je découvris que mon pardon était valable tant que je croyais que les choses avaient changé. Mais, avec cet incident, je me retrouvais dans les mêmes conditions insoutenables que j’avais enduré toute ma jeunesse. Et là, ce fut le drame! Je sentis en moi une colère d’une puissance inouïe, une rage viscérale, et même de la haine. En même temps que je me découvrais capable d’éprouver de telles choses, je sentis avec effroi que, dans des conditions où je sentais mon intégrité menacée, j’étais capable de tuer sauvagement pour me protéger.

Aussi déconcertant et difficile à vivre que cette période a été pour moi, ce fut un véritable cadeau. Je compris plusieurs choses fondamentales sur l’être humain:

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  • la paix et l’amour, tout comme la violence et la haine sont des graines présentes chez TOUS les êtres humains. Ce sont les 2 facettes de la même pièce.
  • Ne pas reconnaître « le côté obscur » en nous-même, le rejeter comme étant « le mal » et l’apanage des « méchants », est non seulement illusoire (il n’y a pas de guérison sans reconnaissance de la totalité de nos aspects) mais aussi un acte de violence: c’est se considérer comme supérieur ou meilleur que les autres, et reléguer ceux-ci au rang de « sous-humains ». C’est la porte ouverte aux pires atrocités.
  • il n’y a pas de « mauvaises » émotions. Toutes les émotions sont des messages, qui nous parlent de nos besoins, de nos aspirations et de nos valeurs profondes. Si on les accueille, qu’on les reconnait et qu’on les traduit, on accède à l’infini beauté de notre cœur d’humain.
  • Plus on met de temps à accueillir, écouter, reconnaître nos émotions dites « négatives », plus on souffre, plus il y a de chances que ça sorte avec violence, et de façon incontrôlée.

C’est ce qui s’est passé pour moi: j’avais tellement voulu être une bonne personne, un être d’amour, de pardon, de compassion, que j’avais inconsciemment refoulé toutes mes souffrances. Et le jour où un déclencheur a appuyé sur le bon bouton, c’est un geyser de souffrances enrobé de colère et de haine qui est sorti de moi.

L’empathie pour soi-même

C’est là que j’ai compris quelque chose de fondamental: quand on a une blessure, tant qu’on ne l’a pas vue, accueillie, reconnue, tant qu’on ne s’en est pas occupé avec compassion, il est vain, voire destructeur de chercher à pardonner à celui qui a déclenché la blessure.

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Marshall Rosenberg, le créateur de la Communication NonViolente, dit dans sa conférence intitulée « La maladie psychique » que si on demande à une victime de violence de comprendre et de pardonner à son agresseur, cela ne fait que générer encore plus de souffrance… tant qu’elle n’aura pas eu suffisamment d’empathie pour ce qu’elle a vécu.

De la même manière, en tant qu’enfant, j’avais été victime de maltraitance de la part de cet adulte, mais mon entourage minimisait les faits ou les justifiait en donnant des explications psychologiques: « tu sais, il a eu une enfance difficile, il faut le comprendre… ». Alors, la petite fille que j’étais est devenue une bonne psychologue pour ce parent maltraitant.

Jusqu’au jour où l’injustice de cette situation m’a sauté au visage: ce n’est pas le rôle des enfants que d’être le psychologue de leurs parents. Et surtout, j’ai pris conscience que c’était une façon de cautionner des agissements violents, alors que cela me mettait en danger!

En disant: « il faut pardonner », on génère de la violence, car on induit que c’est le devoir de la personne de dépasser sa souffrance et de comprendre son agresseur. En plus du poids de sa souffrance, elle doit porter le poids des souffrances de son agresseur. C’est aussi bancal que de demander à un boiteux de soutenir un autre boiteux!

Comprendre, oui; accepter tout, non!

Quand on souffre, avant de chercher à comprendre l’autre, on a besoin de s’accueillir soi-même, d’être reconnu dans notre souffrance. On peut le faire pour soi-même: ça s’appelle de l’auto-empathie.

Un être qui souffre a avant toute chose besoin d’empathie. Qu’est-ce que l’empathie? J’aime la définition d’Isabelle Padovani: « l’empathie, c’est la capacité à mesurer l’intensité de ce qui est vécu ».

Ce que dit Thomas d’Ansembourg me parle beaucoup: « L’empathie, c’est la capacité à se relier à ce que l’autre ressent et à ce qu’il aimerait, même si on n’est pas d’accord, et sans se sentir obligé d’y souscrire ». Il ajoute: « Beaucoup de comportements de violence ou d’agressivité viennent de notre besoin d’être compris, d’être rejoint, entendu. »

J’ai fait l’expérience que lorsque l’on reçoit suffisamment d’empathie, un grand apaisement apparaît. Et le problème, lui, disparaît.

Mais le pardon est casse-figure... parce que, dans notre vision manichéenne et moralisatrice du monde, cela renvoie à l’idée qu’il y a un gentil et un méchant: c’est au gentil de pardonner au méchant. Et c’est au méchant de demander pardon. Comme je l’ai dit plus haut, voir les humains en sous-catégories est dangereux, car cela justifie les pires atrocités. Et il y a aussi l’idée que l’on doit « prendre sur soi » pour s’ouvrir à l’autre… sauf que quand on a une blessure à vif, qu’on culpabilise, prendre sur soi ne fait qu’empirer les choses.

D’autre part, si comprendre pourquoi l’autre a pu parler ou agir d’une façon violente aide la victime à se relier à son cœur, cela ne lui permet pas nécessairement d’agir pour son plus grand bien: à trop bien comprendre l’autre, on peut en venir à fermer les yeux sur des comportements qui nous nuisent. Comprendre, oui; accepter tout, non!

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Aimer c’est savoir dire STOP. Aimer c’est être dans la justesse et dans la vérité. Ce n’est pas rendre service à quelqu’un que de fermer les yeux sur un comportement nuisible… parce que cela ne l’aide ni lui, ni nous-même à vivre en harmonie. Aimer, c’est d’abord se respecter, en posant des limites.

L’amour est la solution

Je suis d’accord avec Louise Hay quand elle dit que l’amour est la solution a toute forme de guérison. En même temps, je ressens le besoin de clarifier la chose: aimer, ce n’est pas faire comme si tout allait bien et accepter l’inacceptable. Aimer c’est d’abord s’aimer suffisamment soi-même pour s’accueillir dans tous nos aspects, surtout ceux qui nous rebutent le plus… accueillir les parts de nous qui ne sont pas reluisantes peut être difficile, mais c’est, à mon sens, le passage obligatoire pour la Guérison avec un grand G. Tant que nous créons des murs entre notre image idéale de nous-même et des aspects réels et déplaisants de nous-mêmes, nous alimentons la souffrance. La nôtre et celle des autres. Parce qu’on est tous faits pareils! Rejeter une part de soi, c’est rejeter aussi une part de l’autre. Tout comme rejeter l’autre revient également à rejeter une part de soi.

J’ai fait l’expérience que la guérison se manifeste de plus en plus profondément, au fur et à mesure qu’a lieu une reconnaissance intégrale et inconditionnelle, sans aucun jugement, de tout ce qui se vit en moi. Je constate qu’aimer, c’est se reconnaître soi-même et reconnaître l’autre dans sa véritable nature: la Vie à l’état pur, dénuée de morale et profondément innocente. C’est ce que fait l’empathie.

Si certains vivent des expériences d’Eveil fulgurant qui leurs font vivre un changement radical, pour d’autres, il s’agit d’un cheminement progressif. Et pour moi, c’est un chemin qui prend son temps, un chemin de douceur, de tendresse et d’accueil, et ça commence par moi-même, pas à pas. Et le pardon, c’est-à-dire la libération des attachements toxiques avec qui nous a fait du mal, est la conséquence naturelle de ce processus. Il n’y a rien à forcer, il n’y a pas à s’efforcer d’être quelqu’un de gentil, ou quelqu’un de bien. Ça se fait dans l’ordre des choses, parce que j’ai commencé à m’accueillir moi-même.

 

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Sources images: (de haut en bas) « Man kneeling and offering flowers to a woman »-blo.psychicoz.com/Sculpture « Love » by Alexander Milov/ « Guilt »-thefix.com/ « Children who say no are more likely to avoid being abducted by strangers »-uopnews.port.ac.uk/ L’empathie- choix-realite.org.

Est-ce dangereux?

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Un ami, qui découvre le développement personnel, m’a demandé: « j’ai entendu parler de l’hypnose, n’est-ce pas dangereux? ».

C’est une question que je trouve très intéressante, car nous sommes nombreux à se poser la question dès que nous rencontrons de nouvelles choses. Le tout est de faire preuve de discernement, et de ne pas tomber dans la paranoïa.

Ce que je répondrai à mon ami, c’est que l’hypnose, comme n’importe quoi d’autre, est un outil. Et, comme une cuillère, ce n’est ni dangereux ni inoffensif, c’est un outil, dont on peut se servir de façon constructive et bénéfique, ou de façon violente et destructrice. Je laisse votre imagination trouver des exemples.

L’outil est juste un outil.

Ce qui est potentiellement dangereux, c’est deux choses:

  • c’est l’intention dans laquelle on s’en sert. Si on s’en sert pour nuire, il est évident que ça devient dangereux.
  • le degré d’inconscience de celui qui s’en sert. On peut vouloir faire le bien d’une personne tout en la polluant inconsciemment.

Alors que faire pour vérifier qu’on est en sécurité?

1- Utilisez votre esprit critique et votre discernement.

Ne pas « gober » aveuglément tout ce qu’on peut entendre ou lire. Prendre du recul. C’est facile de faire peur à tout le monde en lançant de fausses accusations, du genre « attention! c’est une secte! ». En faisant des recherches sur Google sur des thèmes de développement personnel et de spiritualité, il y a de fortes chances que vous trouviez comme mot-clef associé « secte ». Cela ne veut pas dire qu’il y a un lien avec les sectes, mais seulement que beaucoup de gens ont peur de tomber dans des sectes et donc font des recherches sur Google pour voir ce que les gens en disent. Google vous propose les mots clefs fréquemment associés lors des recherches. C’est tout. Ce n’est pas parce que beaucoup de gens ont peur que leur peur est fondée.

De nouveau, usez de votre discernement… ce que vous lisez n’engage que la personne qui écrit… et si vous croyez à ce qu’elle dit, vous lui donnez votre pouvoir, et vous en faites votre gourou. Il y a beaucoup de gens qui croient à tout ce qu’ils entendent ou lisent sans se poser de question. Réfléchissez-y: tout le monde peut s’exprimer publiquement aujourd’hui… quelle garantie y-a-t-il que ce soit juste? D’autant que nombreux sont les gens qui ne font pas la différence entre une opinion personnelle et un fait. D’où mon 2e point:

2- Ne donnez votre pouvoir à personne.

Gardez le doute tant que vous n’avez pas vérifié par vous-même. Faites vos propres recherches et vos propres expériences. Personne ne peut vous imposer des idées. Vous êtes le maître dans votre tête. Il y a beaucoup à apprendre des autres, mais gardez les commandes. Ayez l’esprit d’un vrai scientifique: celui qui vous pousse à comprendre ce dont vous faites l’expérience en remettant en question ses croyances. Et sachez que c’est le disciple qui fait le maître, et pas l’inverse.

3- Apprenez à vous connaître,

à détecter ce qui vous convient ou pas, et suivez votre intuition pour faire le tri entre ce qui vous va et ce qui ne vous va pas. Si dès le début, vous ne le sentez pas, que quelque chose vous met mal à l’aise, c’est probablement que ce n’est pas par là qu’il vous faut aller. Si vous ne vous faites pas confiance à vous-même, vous laissez la place à quelqu’un d’autre qui prendra le pouvoir à votre place.

Il y a hypnose et hypnose

Pour revenir à l’hypnose, j’aimerais distinguer deux choses: l’hypnotiseur et l’hypnothérapeute. Un hypnotiseur fait du spectacle, il manipule des volontaires pour impressionner son public. J’ai vu une démonstration, et ce qui s’est passé de « pire »pour les volontaires  a été de leur faire chanter des chansons enfantines. Le truc, c’est qu’après, il ne s’en souvenaient pas. Comme ils ne l’auraient probablement pas fait de leur propre gré dans leur état de conscience habituel, par peur du ridicule, peut-on dire que c’est dangereux? Tout dépend où vous mettez vos limites.

L’hypnothérapeute, lui, est avant tout un thérapeute. Et comme pour tout thérapeute, il vous revient de vérifier sa déontologie. Prenez le temps de parler avec lui pour voir comment vous vous sentez. On ne peut pas faire de thérapie sans une collaboration et sans un climat de confiance mutuelle. Et ça, ce ne sont pas les diplômes ou les certificats qui vont vous le garantir: c’est une affaire de personne.

C’est quoi l’hypnose?

C’est un état modifié de conscience, dans lequel vous n’avez pas les blocages habituels de votre état de veille conscient. Vous absorbez plus facilement ce que vous entendez. Dans cet état vous pouvez induire des choses pour modifier votre vision du monde et de vous-même. En réalité, nous passons beaucoup de temps à nous hypnotiser nous-même avec des pensées désagréables… inconsciemment, bien sûr. Ici, il s’agit d’utiliser ce procédé consciemment, dans un but d’évolution. On peut faire de l’auto-hypnose ou demander de l’aide à un spécialiste.

Je ne suis ni hypnotiseur ni hypnothérapeute, et je ne suis ni pour ni contre l’hypnose… ici l’hypnose est juste un exemple pour montrer que l’on peut vite se laisser envahir par la peur dès que l’on est face à quelque chose d’inconnu. 

Pour conclure, vous connaissez l’expression « la peur n’évite pas le danger »? Je pense que c’est vrai. La peur crée plus de peur encore. Pour éviter le danger: cultivez votre discernement, rappelez-vous que c’est VOUS le BOSS (de vous-même!), et apprenez à vous connaître et à vous faire confiance. Moins on croit à des histoires, plus on est présent à soi-même, plus on est en paix.

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Sources images: objetconnecte.com / centerblog.net

 

Parfait communicant vs communicant authentique

Parce qu’il y a maintenant un moment que j’ai décidé de me « ficher la paix », comme dirait une amie, et que depuis, mon degré de paix, de joie et de bonheur est en augmentation constante, j’avais envie de parler des idées reçues à propos de qui on « devrait » être ou comment on « devrait » se comporter… et de montrer à quel point croire ces idées générait de la violence.

Si vous aussi vous cheminez sur la voie de la connaissance de Soi, que vous faites du développement personnel et que vous croyez que vous devriez être autrement que ce que vous êtes ici et maintenant, cette vidéo est faite pour vous!!!

Respirez profondément, observez ce qui est là, vivant en vous, accueillez-le totalement… le cas échéant accueillez totalement les voix en vous qui font des commentaires… et laissez-vous traverser par tout ça! Voilà… vous pouvez vous détendre: vous êtes parfait tel quel! 🙂

L’auto-parentage

 

L’auto-parentage, c’est une façon de prendre soin de toutes les parties de soi en les accueillant depuis le centre de la fleur que nous sommes, et de nous apporter à nous-mêmes tout ce dont nous avons besoin… cela permet de devenir son propre parent, et de se libérer de la dépendance affective. Ainsi, nous pouvons devenir des adultes « complets », c’est-à-dire libres, autonomes, souverains. Imaginez à quoi ressemblera notre monde avec de plus en plus d’êtres humains souverains!

Faut-il s’aimer?

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D’abord, que ressentez-vous?

Si quelqu’un vous dit: « il faut que tu t’aimes! », comment vous sentez-vous?

Moi ça me fait le même effet que quand on m’a dit, un jour, « il faut lâcher prise! ».

Et ça a le même effet quand on dit à une personne effrayée, « il ne faut pas avoir peur! ». Ou à un enfant qui pleure « faut pas pleurer! »

Non seulement ça n’aide pas à se sentir mieux, mais au contraire, ça induit l’idée qu’on ne fait pas ce qu’il faut ou qu’on a tort… ce qui a pour conséquence la culpabilité, et une dégradation de l’image de soi.

Amour et violence

J’ai fait l’expérience d’une chose singulière au cours de mon cheminement spirituel: la violence au sein même de ce qui se veut non-violent. Je parle ici de violence subtile, si subtile que l’on ne s’en rend pas forcément compte. Et ça passe par le choix des mots.

Comment parler d’amour, de paix, de pardon peut-il être violent?

Dès que ça devient un dogme, un devoir, une obligation. Quand ça vous donne l’impression que vous n’êtes pas quelqu’un de bien ou de « comme il faut »… vous voyez? La notion même d’un « il faut » absolu engendre de la tension et de la violence.

Une vision scolaire de la spiritualité

Ce choix de mots traduit une vision selon laquelle il y a les gens biens, ceux qui sont vraiment « spirituels » et les autres. Et bien sûr, ce sont ces gens qui se considèrent comme vraiment spirituels qui sont toujours prêts à vous donner de bons conseils, comme « tu devrais faire un travail sur toi », par exemple.

Vous vous reconnaissez? Moi oui. J’ai eu tendance à voir les choses comme ça, à un moment donné. Et ça me fait sourire. Ça me fait sourire parce que je me sens amusée par le sérieux que je mettais à « faire les bonnes choses » pour être la bonne élève, comme à l’école. Amusée aussi par l’ignorance que j’avais alors, et attendrie par ce désir si vif de bien faire.

Au fond, ce que je voulais, c’était la paix. Je voulais ne plus souffrir, et être aimée.

En quête d’absolu

Je voyais alors l’évolution spirituelle comme une échelle ou un escalier dont on gravissait les marches une à une pour arriver à un stade abouti, un endroit où tout est parfait, où nous ne souffrons plus jamais, où nous aimons tout inconditionnellement, où tout n’est que pur bonheur, pur amour et pur joie.

La réalité de mon expérience, c’est qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée. Il n’y a pas d’endroit où quoi qu’il se passe, rien ne réagit en moi. Il n’y a pas d’endroit où « l’égo » (le sentiment d’être séparé et d’agir personnellement) disparaît à tout jamais.

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a PAS besoin de ça pour être en paix et heureux!

La détente vient quand on accueille au lieu de lutter

On n’a pas besoin d’être un être illuminé, ni de maîtriser une technique ou une autre pour vivre la paix et le bonheur maintenant. Je le sais, parce que je le vis.

Cela ne signifie pas que je ne vis QUE de la paix et de la joie à chaque instant. Cela signifie que quoi qu’il arrive, quelles que soient les émotions et les sensations qui me traversent, même si je ressens de l’agitation, au fond de moi, il y a toujours cet espace infini d’accueil, de paix et d’amour qui peut ouvrir grand les bras à TOUT  ce qui survient. Il y a une détente profonde qui s’installe quand tout ce que nous ressentons peut être accueilli, bienvenu, entendu, reconnu. Quand le vivant a la place et l’autorisation de circuler librement. Même quand ça ne circule pas librement, justement!

Oui et non, ça dépend!

Alors, à la question « faut-il s’aimer? », je répondrai que cela dépend. Cela dépend de ce que l’on entend par « il faut s’aimer ».

Si l’on entend « il faut s’aimer » parce que c’est ça qu’il faut faire pour être un bon élève spirituel, je dirais que l’on se fourvoie. Car ce que l’on cherche vraiment, ce n’est pas à « réussir », mais à être heureux et en paix. Or, croire que l’on n’est pas comme il faudrait ne contribue pas, à mon sens, à être plus en paix et plus heureux.

Si l’on entend « il faut s’aimer » dans le sens où, si on veut vivre l’amour, alors cela nécessite de s’aimer soi-même, je dirais oui, clairement.

En attendant, pour moi, la clef de tout changement profondément positif réside dans la capacité que l’on développe à s’accueillir soi-même avec douceur… y compris la part de nous bien éduquée qui dit que l’on « devrait » ceci ou cela! 😉

calin-nounours 

 

L’art d’écouter

"Ecoute" de Henri de Miller

« Ecoute » de Henri de Miller

Dans la communication, j’ai remarqué que le plus difficile n’est pas d’exprimer – même si cela peut être très difficile – , mais d’écouter.

Être écouté et entendu est un besoin important. Or peu de gens savent vraiment écouter.

Ecouter est un art. Et cela commence par soi-même.

Savez-vous vous écouter?

S’écouter soi-même

Je me souviens d’avoir entendu « tu t’écoutes trop », dans mon enfance. Ce message ne m’était pas nécessairement adressé à moi, mais j’ai enregistré inconsciemment que s’écouter, c’était mal. C’était une idée en lien avec la croyance que penser à soi c’est mal, et que faire passer les autres avant soi, c’est bien.

OK. Et quels résultats a donné cette croyance très répandue? Des personnes altruistes et épanouies? Ce n’est pas ce que j’ai observé. J’ai au contraire observé beaucoup de souffrances, qui se traduisent par de la violence. La violence revêt diverses formes, et elle est souvent très subtile et communément admise. Je considère que ne pas s’écouter est déjà une forme de violence. Et qu’il n’est pas possible de « trop » s’écouter.

Le processus de la Communication Non-Violente, tel que proposé par Marshall Rosenberg, nous invite à observer:

  1. – quelle est la situation extérieure (qu’est-ce qui est?)
  2. – quelle est la situation intérieure (comment je me sens?)
  3. – quel est le besoin derrière le ressenti
  4. – quelle demande je pourrais faire pour répondre à ce besoin

Le processus peut avoir l’air simple, mais il peut être très difficile, surtout quand on débute.

Et c’est là que l’on se rend compte que l’on ne sait pas forcément écouter. Si j’écoute ce qui se passe en moi, qu’est-ce que j’entends? Et souvent on s’aperçoit que le vocabulaire nous manque. Nous avons beaucoup de vocabulaire pour porter des jugements, mais très peu pour observer ce qui est, simplement. Faites le test: quand on vous demande « comment tu te sens? », que répondez-vous? « Bien! » ? « Fatigué(e) »? « On fait aller… »?

Avez-vous déjà utilisé des termes tels que « apaisé(e) », « rasséréné(e) » ou « exalté(e) »? La gamme de ressentis est très vaste, et il existe des mots pour les exprimer. Élargir son vocabulaire, c’est déjà faire un pas vers plus de bien-être et moins de violence.

Plus on est au clair avec ce que l’on ressent, plus on peut identifier ce dont on a besoin. Et savoir identifier nos besoins est fondamental pour pouvoir prendre soin de soi. La plupart du temps, nous sommes submergés par des émotions qui nous font peur, soit que l’on réprime, soit qui explosent, et nous ne maîtrisons pas du tout nos comportements. Nous réagissons au lieu d’agir librement.

Si je suis capable d’écouter ce qui est vivant en moi, les sensations, les ressentis, les émotions, et de les relier aux besoins associés, je deviens capable d’agir de façon appropriée et satisfaisante. En devenant capable de répondre de manière adaptée à ces situations, je deviens tout simplement responsable (response – able).

Ecouter l’autre

C’est une fois que l’on est capable de s’écouter soi-même que l’on devient capable d’écouter l’autre. Mais il y a encore du chemin. Car pour écouter l’autre, il faut devenir un espace d’accueil. Il ne s’agit pas de se couper de nos propres ressentis, pensées et besoins, mais de les mettre à côté de soi pour laisser l’espace central libre.

Cela implique d’être conscient de ce qui se passe pour soi-même, en arrière-plan, tout en se mettant à la place de celui qui nous parle, à l’avant-plan.

Se mettre à la place de l’autre tout en restant à notre place. Car même si je peux imaginer ce que vit l’autre, je ne suis pas l’autre, et je ne peux donc pas savoir réellement ce qu’il vit.

C’est un écueil fréquent lorsqu’on écoute quelqu’un que de lui donner des conseils, alors qu’ils n’ont pas été sollicités. On s’imagine souvent à tort que si l’autre nous parle, c’est qu’il a un problème à résoudre, et qu’il attend de nous des solutions. Mon expérience personnelle aussi bien que professionnelle m’a montré que c’est faux. Je dirais même que 99% du temps, la personne qui nous parle n’attend pas de nous des solutions, mais simplement une vraie écoute. Une écoute de qualité. Une présence bienveillante et silencieuse qui accueille ce que l’autre vit, et qui lui permette de s’entendre lui-même.

C’est précisément cette écoute, cette qualité de présence qui est si précieuse, car elle autorise l’autre à être totalement, à goûter pleinement ce qu’il vit intérieurement. Lorsque l’on a goûté au délice de cette qualité d’écoute, une paix profonde s’installe immédiatement. C’est comme si on nous avait donné l’autorisation d’être simplement et complètement ce que nous sommes. Plus de peur d’être jugé ni conseillé. Juste la tranquillité de sentir qu’on a l’espace, qu’on a la place toute entière pour être et s’exprimer.

Parfois, cela suffit. Parfois, nous avons besoin d’un « accusé de réception » pour nous sentir entendu et compris. Et dans ce cas, la personne qui écoute peut simplement reprendre ou reformuler ce qui a été dit, le plus fidèlement possible. Encore une fois, cela peut sembler simple, mais ce n’est pas nécessairement facile. Essayez d’écouter quelqu’un parler pendant cinq minutes puis de répéter ou de reformuler et vous verrez!

J’ai aussi remarqué que lorsque nous entendons quelque chose, nous croyons systématiquement que nous avons compris. Encore un écueil douloureux, car nombre de disputes viennent de quiproquos! Nous croyons que nous parlons de la même chose, alors que non. Une astuce simple et puissante pour une communication sereine:

  1. – garder à l’esprit que chacun a sa définition propre des mots et une vision du monde unique
  2. – lorsque l’on sent que ce que dit la personne nous agace, lui demander calmement « qu’est-ce que tu entends par (« le mot ou la phrase qu’elle vient de dire »)? »

Chaque fois que j’ai posé cette question, je me suis rendu compte que je n’avais pas la même définition que la personne, et qu’il n’y avait aucun motif de désaccord. Et là encore il y a un écueil possible à l’écoute: vouloir avoir raison. Vouloir avoir raison ou être heureux, il faut choisir!

Et c’est là qu’il est bon de se poser la question (à soi-même et à l’autre) lorsque la conversation s’envenime: quelle est mon intention?

Annoncer clairement notre intention quand on parle à quelqu’un lui permet de se relier à nous, de se connecter de cœur à cœur. Si l’intention est claire, le reste sera plus fluide, car elle permet une coopération. Or, dans une relation, je ne vois que deux possibilités: la confrontation ou la coopération. Pour pouvoir écouter, je dois vouloir coopérer.

Je vous souhaite de goûter les délice d’une véritable écoute, écoute de soi, écoute de l’autre, car elle procure une telle sensation d’aisance, de paix et d’harmonie! Alors, bonne écoute!

Lâcher ses peurs pour être libre

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Le Monde bouge

Décembre 2012. Les choses bougent. L’avez-vous remarqué ?

Décès, maladies, naissances, séparations, rencontre de l’âme-sœur, perte d’emploi, création d’entreprise, déménagements… je ne vois que ça autour de moi, et en accéléré !

Le monde change. Les gens changent. Les mentalités évoluent à mesure que les consciences s’ouvrent.

Bien sûr, il y a encore ceux qui ne voient rien, ou qui ne veulent rien voir. Ceux qui s’accrochent à l’ancien monde. C’est leur choix.

Moi, mon chemin, c’est d’ouvrir les yeux, les yeux du cœur, pour évoluer. Dans cette vie terrestre, ici et maintenant. Il est l’heure de faire le grand saut : lâcher la Peur pour accueillir l’Amour.

J’ai trente ans. Bientôt trente et un. Au moment où j’écris ces lignes, je sais que j’habite chez une copine jusqu’au 21 décembre 2012. Ça fera même pas deux mois de colocation. Après, je ne sais pas…

Il y a trois semaines, j’aurais complètement paniqué à cette idée de ne pas savoir… aujourd’hui, quelque chose a changé en moi. Je suis en paix. J’ai confiance. Je sais que l’Univers m’apporte exactement ce dont mon âme a besoin. Je sais que j’ai en moi les ressources nécessaires pour vivre et franchir chaque étape avec succès.

J’ai confiance

Qu’est-ce que ça veut dire « franchir chaque étape avec succès » ?

Eh bien, ça veut dire que j’accueille chaque épreuve avec le bon état d’esprit.

Que j’accueille ce qui est, que j’observe mes émotions, et que je tire les leçons de ce que je vis afin de progresser.

Car chaque chose que je vis, chaque expérience, chaque rencontre, n’est que le reflet de mon état intérieur.

Je sais aujourd’hui que je ne peux pas changer les choses de l’extérieur. MAIS je PEUX changer de l’intérieur. Et cela a pour conséquence de changer mon expérience extérieure.

En fait, aujourd’hui je sais que l’échec n’existe pas. Car ce n’est pas le but qui compte, mais la personne que l’on est devenue en chemin. Tout compte. Rien n’est anodin.

Chaque pensée, chaque regard, chaque mot… tout, absolument tout, compte.

Chaque personne, chaque animal, chaque plante et chaque pierre compte. Tout est à sa place. Il n’y a que l’homme qui se demande s’il est à sa place. Je crois que c’est parce qu’il ne l’est pas, justement.

Je baignais dans la peur

Pendant des années, j’ai eu le sentiment de ne pas être à ma place.

La peur de déranger. Je demandais pardon tout le temps, « excusez-moi de vous déranger » au téléphone, même quand quelqu’un me bousculait dans la rue, c’est moi qui m’excusais.

J’avais peur de faire du bruit. De parler trop fort, ou au mauvais moment. De dire des choses dérangeantes.

J’ai pris conscience que j’ai ma place sur cette Terre, et que je n’ai pas à m’excuser d’exister. J’ai autant ma place qu’un arbre ou qu’un oiseau.

Et comme l’oiseau, j’ai le droit de chanter. J’ai le droit de dire ma vérité.

Peur = souffrance

Pourquoi tant de souffrance parmi les hommes ?

A cause de l’ignorance.

A cause du manque de conscience.

A cause de la peur.

Toute action, toute parole, toute pensée, naît soit de la peur, soit de l’amour.

Ultimement, il n’y a que ces deux énergies : la peur et l’amour.

Et qu’est-ce que la peur ? C’est l’absence d’amour.

Qu’est-ce que l’amour ? C’est l’absence de peur.

Sauf que la peur naît d’une illusion, car l’amour est partout, en tout, tout le temps. Si je suis dans la peur, c’est que je me suis coupée de cet amour, mais il est toujours là… ce n’est pas parce qu’on ne voit pas le soleil qu’il n’est pas là. Il est juste caché derrière les nuages.

De la religion à la spiritualité

Quand j’étais petite, j’avais cette conviction que j’avais une mission sur Terre. Faire le Bien autour de moi, aider les autres.

Je me suis intéressée à la vie de Jésus et à la religion vers l’âge de 8 ans. Je n’étais pas baptisée, car ma mère étant croyante (non pratiquante) et mon père athée, ils n’avaient pas voulu nous imposer de religion, à mes sœurs et à moi.

J’ai demandé à me faire baptiser et j’ai fait du catéchisme, une expérience dont j’ai un bon souvenir. Cela m’a permis d’acquérir les bases de notre culture judéo-chrétienne, ce qui m’a servi lorsque j’ai fait la formation de guide-interprète national quelques années plus tard.

A l’époque où je faisais du catéchisme, ma foi était grande, je priais Jésus, j’étais confiante. Je voyais Dieu comme un grand monsieur barbu perché sur un nuage, un Dieu menaçant, un Dieu qui interdit, un Dieu qui juge et qui punit. Un Dieu distant. Comme mon père.

En grandissant, j’ai appris à l’école les guerres de religions, l’Inquisition, les croisades et les horreurs qui ont été commises au nom de la religion. J’ai alors remis en question ma foi, et j’en suis venue à la conclusion que la religion est l’opium du peuple, un instrument de manipulation de masse qui sert à abrutir les foules et à prendre le pouvoir.

J’ai perdu la foi, je suis devenue athée. Lycéenne, j’étais persuadée que le fait d’être croyant était totalement incompatible avec l’intelligence et la science.

Un scientifique ne pouvait pas être croyant, puisque la religion était une fable créée de toute pièce par l’homme pour manipuler son prochain !

Je crois que de cette césure entre intelligence (science) et religion (foi) sont nés nombres des problèmes de notre société moderne. On a « jeté bébé avec l’eau du bain »!

La religion n’est qu’un outil possible pour développer sa spiritualité. Mais bien souvent elle est utilisée comme faire-valoir, comme prétexte pour manipuler et se donner bonne conscience.

Quand j’ai vécu au Royaume-Uni, j’ ai connu une jeune femme qui, à l’âge de trente ans, est tombée amoureuse d’un homme qui avait l’âge d’être son père. Tous les deux s’aimaient profondément, mais les parents de la jeune femme n’ont jamais accepté cette situation et préféraient renier leur fille plutôt que de lâcher leurs principes. Ils étaient « bons chrétiens », se montraient à la messe tous les dimanches et participaient activement à la vie religieuse de leur paroisse. Et à côté de ça, ils refusaient de voir leur fille. A quoi cela rime-t-il?

La peur est partout

Nous nous croyons « développés », « civilisés », en gros, les meilleurs, et nous jugeons les autres civilisations plus anciennes comme « arriérées » ou « sous-développées ». Est-ce là un signe d’intelligence ?

« Notre » médecine, la médecine « conventionnelle », est érigée en doctrine, car elle se prétend meilleure que toutes les autres médecines. Et malheur à qui oserait contredire cette « vérité »… il pourrait rapidement être accusé d’appartenir à une secte.

J’ai lu dans le magazine Science & Avenir un article intitulé « les sectes entrent à l’hôpital ». J’ai été outrée de l’absurdité des propos de l’auteur. Une soi-disant enquête destinée à prouver que nous sommes désormais en danger à l’hôpital, parce que d’autres thérapies que la médecine conventionnelle y sont parfois proposées.

Sauf que l’auteur ne prouve rien à part qu’il n’a jamais essayé aucune des thérapies et pratiques dont il parle. Il y laisse entendre que le Reiki, la réflexologie, le shiatsu sont des pratiques dangereuses, et comme preuve, il prétend qu’ils ont un effet placebo – entendez inefficace, et que cela « prive » les patients d’autres soins qui – eux, sont efficaces – comme par exemple de simples massages !

Il va même jusqu’à s’en prendre à Lise Bourbeau (dont même le prénom est écorché) en qualifiant de culpabilisante son approche de la maladie, alors même qu’elle enseigne l’écoute et l’amour de soi !

La peur est distillée partout dans les médias, jusque dans les magazines dits « scientifiques ». Mais l’approche scientifique n’est-elle pas la capacité à remettre en question ce que l’on croit savoir ? A expérimenter par soi-même ? A garder un esprit ouvert ?

J’étais cartésienne

« Je suis cartésien »… combien de fois ai-je entendu cette phrase ?

Sans jamais vraiment la comprendre.

Qu’est-ce que ça veut dire : « Je suis cartésien » ?

Voilà comment je l’entends :  « j’ai un esprit rationnel, et je ne crois que ce que je vois ou que ce que je peux comprendre. »

En fait, dire « je suis cartésien », c’est se réfugier derrière un philosophe, Descartes, pour avoir l’air sérieux, alors qu’on a peur de ce que l’on ne comprend pas.

« Je pense donc je suis ». La maladie de notre temps ! Nous sommes tellement dans notre tête que nous croyons mourir si nous arrêtons de penser !

Est-ce que je suis parce que je pense ? Faut-il donc avoir un cerveau pour exister ?

En réalité, c’est bien le contraire : c’est quand je ne pense pas que je suis.

C’est cet état de non-pensée que l’on appelle la méditation. Pure conscience.

Il n’y a qu’en méditant que l’on peut faire l’expérience du Soi, ou de Dieu, selon le terme que l’on préfère. Faire l’expérience de la non-dualité, de la non-séparation. « Dieu » n’est pas à l’extérieur. Regardez en vous, et vous trouverez.

Et c’est à ce moment que l’on se libère de la peur. En étant simplement présent, dans l’instant.

Et en détournant son attention de ce qui nous fait peur. Car soyez conscients que nous nous attirons ce qui nous fait le plus peur. Nous le créons littéralement.

Le seul moyen d’éviter cela est de porter notre attention uniquement sur ce que l’on veut.

Et d’avoir la foi. Croire que tout est possible. On ne peut voir que ce que l’on croit possible.

C’est parce que j’ai cru possible de démissionner de l’Education Nationale que je l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de me lancer à mon compte que je l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de rompre une relation amoureuse  confortable de 7 ans que je  l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de vivre un amour merveilleux et profond que je l’ai attiré à moi !

Et n’allez pas croire que c’était facile! Oh non! Loin de là! Choisir le bonheur, ce n’est pas forcément un choix facile. C’est un acte de courage.

Nous choisissons nos expériences, aussi étrange que cela puisse paraître. Bien souvent nous les créons par défaut, car nous n’en sommes pas conscients.

Le seul moyen de reprendre le contrôle de sa vie, c’est d’accepter la responsabilité totale de notre vie.

C’est ce que j’ai fait. Et depuis, ma vie s’est transformée en conte de fées ! Ce n’est pas sans difficultés, mais ça vaut vraiment la peine!

Reprenons notre pouvoir créateur ! Lâchons nos peurs et ouvrons nos coeurs!

La vraie Liberté

Statue de la Liberté à New York

« On ne peut qu’être prisonnier de l’image qu’on a de soi-même et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour d’une prison, tout comme les citoyens d’un pays libre peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée. » – P. Pradervand

Nous sommes citoyens d’un pays dit « libre ».

Mais qu’est-ce que la Liberté? Est-ce vivre en démocratie et avoir le droit de voter?

Pour ma part, je crois qu’être libre, c’est pouvoir être pleinement soi-même, quelles que soient les circonstances.

C’est rester conscient que l’on est le seul maître de ses pensées, de sa vie.

C’est être en accord avec ses choix, avec sa conscience.

C’est me respecter. C’est filtrer ce que je laisse entrer en moi.

Nous avons libre accès à une grande quantité d’information et de divertissement.

Nous sommes abreuvés de publicités et sollicités de toutes parts.

Comment rester libre dans un tel contexte?

Mon avis: en faisant le tri!

J’ai décidé qu’il ne m’est pas utile de savoir tout ce qui se passe dans le monde, surtout quand c’est du négatif.

Non seulement ça ne m’est pas utile, mais en plus ça déclenche des émotions négatives: colère, indignation, dégoût, tristesse, injustice, impuissance…

En quoi ça m’aide à être bien?  En quoi ça rend service à l’Humanité?

A quoi sert d’avoir de l’information si on ne peut rien en faire de constructif?

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Alors, concrètement, comment je fais?

Voici 8 principes très simples que j’applique à ma vie:

1°-  Je choisis ce que je regarde. Je regarde ce qui me fait du bien. Je refuse le reste.

Quand vous regardez la télé, demandez-vous si vous inviteriez chez vous les personnes que vous êtes en train de regarder… si ce n’est pas le cas, éteignez!

Car en les regardant, vous les invitez dans votre salon et dans votre subconscient… une image ne peut pas être effacée de votre esprit. Elle est indélébile. Et elle revient encore et encore vous hanter sans que vous n’ayez rien demandé. Est-ce cela que vous souhaitez?

2°- Je choisis ce que j’écoute. Si j’entends des choses négatives, qui ne me font pas me sentir bien, je zappe. Que ce soit à la télé, à la radio, ou en vrai.

J’ai le choix de m’entourer de gens positifs et bienveillants ou l’inverse. C’est mon choix.

3°-  Je choisis ce que je dis. Si je n’ai rien de positif à dire, je me tais. Si j’entends des ragots, des histoires d’horreur, j’arrête de les colporter.

Car les mots, comme les pensées, sont de l’énergie en mouvement. Si je continue à faire circuler les mauvaises nouvelles, j’alimente cette énergie négative et je donne de la puissance à cet égrégore néfaste… ce qui a pour conséquence d’amplifier le malheur!

Vous connaissez cette expression: « un malheur ne vient jamais seul »?

Vous savez pourquoi? Parce qu’en en parlant, en le diffusant largement autour de soi, vous alimentez le malheur et permettez qu’il perdure et s’amplifie.

Je suis responsable de ce que je colporte. Je choisis de ne pas colporter le malheur, mais de diffuser la joie et le bonheur.

Vous ne croyez pas que cela fonctionne ainsi?

Réfléchissez à ceci:

Quand une personne bienveillante vous sourit et vous tient la porte, comment vous sentez-vous?

Vous vous sentez bien.

Et que faites-vous, instinctivement?

Vous tenez la porte à votre tour à la personne qui suit.

Au contraire, quand on vous insulte, comment vous sentez-vous?

Mal.

Et que faites-vous?

Vous insultez à votre tour, ou vous maudissez silencieusement la personne.

Vous voyez par ces exemples très simples comme nos pensées, nos émotions, nos attitudes influencent notre état d’être et celui des autres.

Croyez-moi: nous sommes très puissants.

Chaque pensée qui génère une émotion est créatrice. Alors… faites le tri!

4°-  J’arrête de me cacher. Je prends ma place dans ce monde, parce que c’est MA place. Et si je ne la prends pas, quelqu’un d’autre le fera.

5°- Je consomme en conscience. On croit que c’est l’argent, l’économie, qui dirige le monde. Faux! Ce sont les gens! Si vous boycottez une marque, elle fait faillite. Pensez-y: vous être très puissants. Vos choix sont décisifs.

Quand vous achetez telle ou telle chose, que favorisez-vous? Qui faites-vous vivre? Quelle éthique soutenez-vous?

Vous croyiez que faire ses courses était banal, anodin? Vous croyiez que vous n’aviez pas le choix? REVEILLEZ-VOUS!!!

Chaque chose que vous pensez, faites ou dites COMPTE.

6° – Je choisis de faire du vélo ou de la marche à pied dès que possible, car je n’aime pas les villes où les voitures sont prédominantes, au détriment des piétons et cyclistes.

Parce que j’aime une ville humaine. Agréable. Propre. Verte.

Et si MOI je ne fais pas cela: marcher ou prendre mon vélo, QUI le fera?

7° – Je n’attends pas que les autres fassent à ma place ou que le gouvernement prenne des mesures… j’agis MAINTENANT!!!

8° – Je me fais confiance! J’arrête de croire que tout ce qu’on me dit ou que tout ce que je lis est vrai, et j’écoute mon intuition et mon bon sens. Les autres ne savent pas forcément mieux que moi. J’arrête de chercher LA vérité, mais je suis à l’écoute de MA vérité. Je fais ce qui me paraît juste, et j’assume mes choix.

Pour moi, c’est en mettant en application ces 8 principes que je suis libre.

Si je me laisse influencer par l’extérieur, la peur, le doute, rien de bon ne peut en résulter.

A votre tour, maintenant: LIBEREZ-VOUS!

 

La Sagesse

Je souhaite partager avec vous la leçon la plus importante que la Vie m’ait apprise, et qui a révolutionné ma façon de voir les choses et de me comporter.

– Tant qu’on reste focalisé sur les autres, les problèmes extérieurs – qu’ils soient d’ordre humanitaires, politiques, environnementaux ou autres – on ne fait que s’enliser dans des émotions négatives, et on reste impuissant.

– Ce que nous voyons chez les autres, de bon comme de mauvais, est exactement ce que nous avons en nous, et que nous ne voyons pas toujours. Nous sommes UN.

Nous ne pouvons pas changer le monde sans nous changer nous-mêmes.

– Accepter de se regarder en face, avec amour, compassion, respect et humilité est le premier pas pour progresser.

– La sagesse est partout, en nous et autour de nous, mais pour la voir, il faut être réceptif.

– Pour être réceptif, il faut s’intérioriser. Faire silence en soi. Observer le mental et les émotions pour s’en détacher. Se placer en observateur, sans juger ce qui se passe en soi. C’est ce qu’on appelle méditer.

Cette attitude est indispensable pour rester serein et équilibré, dans un monde où nos sens et notre mental sont sollicités de toutes parts. Pour ne pas se perdre et s’oublier, quand tout nous pousse vers l’extérieur, il faut regarder à l’intérieur. Tout est à l’intérieur.

 » I’m looking at the man in the mirror,

I’m asking him to change his ways,

and no message could have been any clearer:

If you want to make the world a better place,

take a look at yourself and make the change »

– Michael Jackson