Pourquoi Trump a-t-il gagné? Comprendre pour s’aligner avec notre pouvoir personnel – 2ème partie

Les événements extérieurs peuvent nous secouer fortement… et il est important de rester ancré dans la tempête si l’on ne veut pas se laisser embarquer par les aléas de la vie et subir tout ce qui arrive. L’élection récente de Donald Trump aux Etats-Unis suscite de vives réactions, et cela est un support pour se connecter à notre pouvoir personnel de créateur conscient.

Dans la première partie de cet article, j’ai partagé mon point de vue et mon ressenti des événements actuels.

Dans cette deuxième partie, je partage ici un extrait de dialogue entre Abraham-Hicks et un participant, peu après les résultats des votes, lors d’un atelier aux Etats-Unis sur ce principe créateur en utilisant consciemment la loi d’attraction.

Vous pouvez écouter cette conversation en anglais sur Youtube en cliquant ici.

La traduction proposée ci-après est la mienne.

law-of-attraction-secrets

 

Extrait:

Participant: Ma question concerne Donald Trump.

Abraham-Hicks: Est-ce qu’il crée ta propre réalité?

Participant: C’est un créateur très puissant, et il n’y a aucun doute que…

Abraham-Hicks: Ce n’était pas ma question, ma question est « est-ce qu’il crée ta réalité? ».

Participant: Non. Mais comment je me suis manifesté moi dans cette réalité? Ce n’est pas pour faire le malin, beaucoup de gens dans la communauté d’Abraham et dans la communauté spirituelle sont…tout le monde est très retourné cette semaine…

Abraham-Hicks: Parce que tu as donné ton pouvoir aux résultats de quelque chose que tu ne peux pas contrôler? C’est une condition qui devait être différente de ce qui est pour que tu puisses te sentir bien? Ce qui veut dire que nous n’avons pas été très efficace dans ce que nous enseignons… […]

Participant: Voilà le truc, il y avait deux candidats […] et même si les résultats tendaient à 50-50, le monde penchait plutôt dans la direction de l’amour, et je crois que c’est pour cela que nous sommes un peu sous le choc.

Abraham-Hicks: Mais voilà ce qui se passe… il n’y avait pas beaucoup d’amour chez aucun des 2 candidats, ni de la part des médias.[…] Si vous voulez vraiment comprendre ce qui se passe […] voici une réponse qui est plus proche de ce que vous recherchez pour expliquer ce qui s’est passé… et c’est quelque chose que presque personne ne comprend vraiment:

Alors que vous semblez être une nation (ou un monde) qui a beaucoup de points de vue différents sur beaucoup de choses différentes, vous continuez à vouloir vous rassembler en groupes, parce que vous croyez que c’est là qu’est votre pouvoir. Donc, la première chose qui est en train de vous arriver en tant qu’individus, c’est que vous ne croyez pas vraiment en votre propre pouvoir personnel. Vous voulez rejoindre un groupe pour avoir plus de pouvoir. Et cela ne vous servira jamais vraiment, parce que vous ne pouvez pas contrôler la dynamique du groupe. Et parce que, souvent, le groupe, peu importe à quel degré vous vous y retrouvez, ne vous représente pas vraiment bien.

Alors vous prenez un sujet tel que la gentillesse ou l’amour, et vous vous dites « eh bien, au moins la plupart d’entre nous pouvons nous mettre d’accord là-dessus »… et ce n’est pas juste ceux que vous croyez faire partie de votre communauté, TOUT LE MONDE veut ça. Il n’y a personne qui défend la haine. Parfois les gens se retrouvent emportés par quelque chose, et ils ne savent pas comment faire quand ça les submerge, mais personne ne demande la haine consciemment ou délibérément.

Mais il y a un élément que vous n’avez peut-être pas considéré: tout le monde est ego-centré. Il nous faut partir de là, et nous vous demandons d’accepter cette idée juste un instant, parce que vous ne pouvez pas voir autrement qu’à travers les yeux de l’ego.

Alors, disons qu’au lieu de faire partie d’un très petit pourcentage de personnes qui viennent à un rassemblement comme celui-là (Abraham workshop), qui viennent à croire que vous êtes bien en train de créer votre propre réalité, disons que vous faites partie d’un groupe bien plus grand de plus de 99% de la population, qui ne sait pas que vous êtes en train de créer votre réalité, qui croit que quelqu’un d’autre la crée, et qu’il semble que ce quelqu’un va être untel ou unetelle (Donald Trump ou Hilary Clinton). Eh bien, en soi, cet état d’être vous fait perdre votre pouvoir.

Et en d’autres termes, nous ne voudrions faire partie d’aucun de ces partis politiques, qui croient que tout va dépendre de ce petit groupe de personnes qui se disputent, qui ne peuvent même pas se mettre d’accord sur quoi que ce soit, qui n’ont pas pu le faire lors des 4 dernières années, ni les 4 précédentes, ni même jamais.

Donc si vous en êtes venus à croire que votre bien-être dépend de ce sur quoi ils vont se mettre d’accord – et ils vous ont montré très clairement qu’ils n’avaient aucune intention de se mettre d’accord un jour… même si quelqu’un parmi eux avait une bonne idée, ils ne seraient toujours pas d’accord… parce qu’ils préfèrent avoir raison que de s’entendre ou de se sentir bien – alors maintenant, ne vous laissez pas trop embarquer par ça.

Revenons à ce point de départ qui va vraiment vous servir. Donc, si chacun est réellement ego-centré, et tout le monde l’est, cela veut dire que, pendant que vous vivez votre vie, lorsque les choses vous touchent, vous savez ce que vous ne voulez pas. Ce qui fait que vous pouvez savoir ce que vous voulez. Mais si vous n’êtes pas au courant de la loi d’attraction […] si vous n’avez pas conscience que vous avez créé ce vortex, alors vous ne pouvez pas avoir d’espoir. […] Alors, vos besoins deviennent d’une importance capitale dans votre esprit, et de temps en temps, un très bon vendeur va entrer dans votre mythe, il comprend comment vous influencer vers quelque chose qui est vraiment important pour lui.

Donc, si vous êtes mineur dans les mines de charbon, et que vous n’avez pas de travail, vous voulez du travail plus que tout au monde… c’est votre intérêt personnel totalement ego-centré. Et il peut y avoir quelqu’un qui va se lever et vous dire « attends, il y a d’autres choses qui devraient t’importer plus que les choses qui t’intéressent toi personnellement! »

Ou si vous travaillez l’acier et que vous aviez l’habitude de gagner beaucoup d’argent et que maintenant vous en gagnez moins – ou si vous avez peur d’être du mauvais côté de la loi sur tel ou tel sujet – un très bon vendeur a une très bonne compréhension de comment vous inspirer à le voir lui comme étant LA solution.

Alors, cette conversation parle d’une population qui se sentait tellement centrée sur elle-même et hors de contrôle, sans aucune  autre option que celui-là ou celle-là (les candidats à la présidentielle), donc il est logique que ce soit celui qui parle directement à leur intérêt personnel ego-centré qui obtienne leur écoute.

Participant: C’est vrai. Elle, je l’adore, mais lui, c’est un orateur beaucoup plus direct, il…

Abraham-Hicks: … a parlé directement à ces besoins-là encore et encore et encore. Tellement clairement et fortement que le manque de gentillesse a été occulté, que le manque de dignité a été occulté, que le manque de décorum a été occulté… parce que, au moins, mes besoins personnels égoïstes ont été entendus.

Maintenant, il ne s’agit pas pour nous, dans cette conversation, de dire pourquoi nous pensons que ce qui s’est passé est une bonne chose, ce n’est pas du tout cela que nous disons ici. Ce que nous disons, c’est que la loi d’attraction ne se trompe jamais. Nous disons que ce qui est offert vibratoirement est toujours le résultat actuel. Mais le résultat actuel est aussi un point d’appui pour rebondir vers tant d’autres choses qui sont tellement meilleures.

Donc, c’est notre désir que toute personne qui est concentrée là-dessus avec un intérêt sincère – et nous savons qu’il y a beaucoup de gens qui se sentent sincèrement concernés – c’est notre désir que vous saisissiez un peu ce dont il s’agit. Cela ne fait aucune différence QUI croit qu’il ou elle vous contrôle: ils ne vous contrôlent pas. Nous aimerions que vous saisissiez ce message.

L’équilibre de votre conscience de masse vibratoire est tel que c’est votre force, pas votre faiblesse. Votre diversité EST votre plus gros ATOUT. Mais, peu importe de quel côté d’un sujet la plupart des gens penchent, ils ne pensent pas que les gens de l’autre côté de la balance ajoutent une quelconque valeur, ils pensent seulement que cette valeur a été ajoutée par leur propre perspective… alors que cette valeur a été ajoutée par l’ensemble des perspectives. Et de ça, des milliards de personnes font du tri, passent à travers le tamis, et lancent des fusées vibratoires de désirs, et JE VOUS PROMETS que les sources à l’intérieur de chacun d’entre vous vous entendent, vous ressentent, savent et se tiennent au milieu de votre vortex, et que la vie est en train de devenir vraiment meilleure.

Et ceux qui veulent expliquer que la vie n’est pas en train de devenir meilleure ne comprennent pas, ils ont un point de vue étriqué. Ou ceux qui veulent vous persuader d’avancer dans telle ou telle direction, parce qu’ils vous ont convaincus que si vous ne le faisiez pas, alors la vie ne s’améliorera pas, ceux-là ne savent pas de quoi ils parlent. […]

Quoi que ce soit que vous offrez vibratoirement, c’est cela même qui vous revient. Et quoi que ce soit qui vous revient, c’est un point d’appui pour rebondir et faire de nouveaux choix. Ce principe ne se trompe jamais. […]

Si vous pouviez ressentir ce que ressentent vos êtres intérieurs, vous comprendriez ce dont nous parlons quand nous disons qu’en vous mettant en mode réceptif, ou en vous connectant à ce vortex, vous actionnez le levier qui vous connecte à votre véritable pouvoir.  Alors, pendant le temps où vous faites cela – et nous voulons que vous le maîtrisiez – vous commencez à vous sentir invincible. Et quand vous vous sentez invincible – ce qui signifie que vous êtes connectés à votre propre pouvoir, et que vous savez que c’est vous-mêmes qui créez votre destin – eh bien toute cette peur vous quitte, parce que vous ne pouvez pas à la fois être connecté à toute cette puissance et ressentir la peur en même temps… alors, vous vivez heureux pour toujours.

Vous n’êtes pas en train de rechercher d’autres personnes à travers le monde pour vous rejoindre dans des groupes, de façon à montrer votre insécurité, parce qu’il n’y a pas d’insécurité.  Et c’est cela, le plus beau cadeau que cette conversation bouleversante peut vous apportez à tous. Si vous pouvez vous remettre de ça et vous sentir plus puissant, alors, vous venez d’obtenir ce que vous aviez demandé dans votre vortex. (Imaginant la réponse du participant) « Oh! Oh, Abraham,  je ne crois pas que j’ai demandé cela. Abraham, est-ce que vous dites que je voulais tellement ressentir ma propre puissance, mon propre pouvoir, que j’ai demandé des bouleversements incontrôlables sur lesquels je n’ai pas de prise? Que j’ai demandé des conditions qui ne pouvaient pas m’apaiser? »

Participant: J’ai dû avoir cette conversation avec moi-même de nombreuses fois cette semaine. Je veux dire, je me suis réveillé mercredi matin en me disant « la chose que tu craignais le plus vient d’arriver! ». Alors, la seule chose qu’il me reste maintenant, c’est de revenir à un alignement…

Abraham-Hicks: Quand tu dis « la chose que tu craignais le plus vient d’arriver! », est-ce que tu veux dire  » je me suis concentré sur quelque chose avec une telle ferveur que, pendant une période assez longue, j’ai perdu la connexion à mes ressources et à ma source », est-ce bien cela à quoi tu fais référence? La pire chose qui puisse arriver? C’est la seule mauvaise chose qui puisse t’arriver, n’est- ce pas? Tu peux temporairement utiliser un sujet factice comme excuse pour ne pas connaître ton propre pouvoir. Et quand tu ne connais pas ton propre pouvoir, tu le donnes à quelqu’un d’autre, et il y en a plein d’autres qui aimeraient dire « Moi, je vais prendre ton pouvoir! Moi je vais le prendre! Moi je vais te laisser croire que je suis la chose la plus importante au monde pour toi! ».

Et le plus merveilleux – en fait, nous sommes patriotes! – dans ce système de gouvernement que vous avez en ce moment même, c’est qu’il est tellement équilibré en terme de diversité que personne n’est vraiment un obstacle pour vous. Et ce qui vous inquiète, c’est que vous pensez  » Oh maintenant, encore plus de gens vont m’empêcher d’obtenir ce que je veux! » et nous vous disons: ils ne vous ont jamais donné ce que vous vouliez de toute façon!!!Ils ne vous ont jamais donné ce que vous vouliez de toute façon!

Peu importe lequel d’entre eux, quel groupe est au pouvoir, ils ne sont pas le vortex à travers lequel vient votre bien. Mais ils sont souvent les sujets par lesquels vous niez votre propre vortex. Et donc, cela n’a pas d’importance, quel groupe gagne, si cela ne vous plaît pas, et la moitié est contente et l’autre moitié ne l’est pas… et la moitié pas contente est maintenant en train d’utiliser CE groupe comme une excuse pour se débrancher de ses propres ressources.

Et si nous étions physiquement à votre place, nous ne laisserions PERSONNE nous débrancher de nos propres ressources. Vous avez à disposition une monnaie vibratoire, accessible à tout moment. Voilà la seule impuissance qui puisse jamais vous arriver: utiliser n’importe quelle excuse pour ne pas vous brancher sur ça.

law-of-attraction-karma

Participant: Alors, je devrais éteindre CNN et le Washington Post?

Abraham-Hicks: Les médias c’est pareil! Les médias c’est pareil! Parce qu’ils veulent votre attention. C’est quelque chose de bien connu chez vous, que si vous montrez à quelqu’un comment se sentir bien, alors que peut-être vous êtes en train de graviter vers ce bien-être, si quelqu’un vient vous avertir de quelque chose qui pourrait vous causer des ennuis, il y a plus de chances que ce soit à CELA que vous donniez votre attention. Cela explique pourquoi tant de choses prennent la direction qu’elles prennent.

Aussi longtemps que vous écoutez quelqu’un pointer la discorde, tant que quelqu’un vous offre quelque chose contre lequel vous battre, et que vous prenez cette influence, et que vous vous battez contre elle, alors vous êtes influencés par cette personne plutôt que par votre être intérieur, vous laissez cela être votre guidance, et vous ne pouvez plus revenir dans l’alignement vibratoire de qui vous êtes.

Aussi longtemps que vous recherchez quelque chose à l’extérieur de vous qui soit une raison de vous sentir mieux… vous ne pouvez pas compter sur eux pour vous sentir toujours bien, vous ne pouvez pas compter sur quoi que ce soit d’extérieur à vous-mêmes pour vous faire vous sentir bien, et c’est la raison pour laquelle nous sentons que ce que vous êtes en train de vivre est une expérience si merveilleuse pour tant d’entre vous. Parce que vous allez sortir de là en ayant compris quelque chose dont on vous parle depuis un moment, de votre propre point de vue, parce que les mots n’enseignent pas que vivre une vie conditionnelle est une vie dure, d’avoir besoin de conditions pour se sentir d’une certaine manière.

Vous avez la capacité de concentrer votre esprit de façon à être en harmonie avec qui vous êtes, de façon à ce que tout votre pouvoir, toute votre puissance et vos ressources coulent à travers vous.

Traduction: Lucile Péron

Source images: thespiritscience.net
Publicités

Au-delà du pardon, l’empathie: une voie de guérison

Dans ma recherche du sens de la vie et de ma nature profonde, j’ai souvent rencontré la notion du pardon. Beaucoup d’auteurs célèbres, dont les œuvres m’ont nourrie, insistaient sur le fait qu’il n’y a pas de guérison possible sans pardon. Je pense par exemple à Deepak Choprah, et à Louise L. Hay (une grande référence pour moi, et je me suis formée à sa méthode « Heal Your Life »). J’ai fait mon expérience du pardon…

L’apologie du pardon

Voici ce qu’écrit Louise Hay dans son best-seller « Transformez Votre Vie »:

« En nous pardonnant, ainsi qu’aux autres, nous nous libérons du passé. Le Cours en miracles répète constamment que le pardon est pratiquement la réponse à toute chose. Je sais que lorsque nous sommes bloqués, cela signifie qu’il y a encore à pardonner. Si nous ne sommes pas libres dans le moment présent, c’est que nous nous accrochons au passé: un regret, une tristesse, une blessure, de la peur ou de la culpabilité, de la colère, un reproche, de la rancœur, et parfois même un désir de vengeance. Chacun de ces états découle d’un refus de pardonner, de se libérer et de vivre entièrement le présent. L’amour est toujours la solution pour toute forme de guérison. Et le chemin qui mène à l’amour est le pardon. »

Elle dit aussi que pour pardonner, il n’y a rien à savoir, il suffit de vouloir.

J’ai lu un ouvrage qui m’a bouleversée: Le Don du Pardon, un cadeau toltèque de Don Miguel Ruiz, par Olivier Clerc. A tel point que je me suis mis en tête d’animer des cercles de pardon, persuadée de la puissance guérisseuse du pardon. Mais je ne l’ai pas fait… et heureusement… pourquoi?

Il y a un hic quelque part

Je sentais bien que cette méthode pouvait être très efficace pour certains, mais inefficace voire même destructrice pour d’autres.

A l’époque où j’ai lu ce livre d’Olivier Clerc, dès que mon compagnon manifestait un mal-être relationnel, je lui demandais pardon, dans l’espoir de lui apporter le réconfort et la reconnaissance dont il avait besoin. Le hic, c’est que ça ne marchait pas du tout. Cela n’a pas marché une seule fois, avec lui. Moi, j’étais désemparée, parce que si les rôles avaient été inversés, et que lui m’avait demandé pardon, j’en aurais éprouvé un grand soulagement! Cela montre que nous ne sommes pas tous pareils, et que nous avons parfois besoin de stratégies différentes pour répondre à nos besoins et aspirations.

man-kneeling-and-offering-flowers-to-a-woman

Autre exemple… après de longues années d’incompréhension et de conflit avec un membre de ma famille, forte de ma nouvelle intégration des enseignements de Louise Hay dans ma vie, j’écrivis une lettre à cette personne pour lui dire avec la plus grande bienveillance et la plus grande douceur possible que je la comprenais et que je ne lui en voulais pas, que je lui pardonnais, parce que je savais qu’elle ne m’avait jamais voulu aucun mal, au fond. En d’autres termes, dans cette lettre, je reconnaissais son innocence fondamentale, et je lui témoignais mon amour.

J’étais persuadée que nos conflits appartenaient dès lors au passé et étaient bel et bien enterrés. Sauf que… 3 ou 4 ans plus tard, un événement s’est produit entre moi et cette même personne et a fait resurgir une colère gigantesque en moi… mon beau pardon vola alors en éclats.

Moi qui m’étais toujours perçue comme un être lumineux, bienveillant, plein d’amour et de compassion… je découvris avec horreur que je n’étais pas QUE lumineuse! Non! Au fond de moi, surgi d’un lieu dont j’ignorais l’existence même, un être d’une puissance extraordinaire montrait son visage et ses émotions, d’une violence dont je ne me croyais pas capable. Je découvris que mon pardon était valable tant que je croyais que les choses avaient changé. Mais, avec cet incident, je me retrouvais dans les mêmes conditions insoutenables que j’avais enduré toute ma jeunesse. Et là, ce fut le drame! Je sentis en moi une colère d’une puissance inouïe, une rage viscérale, et même de la haine. En même temps que je me découvrais capable d’éprouver de telles choses, je sentis avec effroi que, dans des conditions où je sentais mon intégrité menacée, j’étais capable de tuer sauvagement pour me protéger.

Aussi déconcertant et difficile à vivre que cette période a été pour moi, ce fut un véritable cadeau. Je compris plusieurs choses fondamentales sur l’être humain:

love-alexander-milov

  • la paix et l’amour, tout comme la violence et la haine sont des graines présentes chez TOUS les êtres humains. Ce sont les 2 facettes de la même pièce.
  • Ne pas reconnaître « le côté obscur » en nous-même, le rejeter comme étant « le mal » et l’apanage des « méchants », est non seulement illusoire (il n’y a pas de guérison sans reconnaissance de la totalité de nos aspects) mais aussi un acte de violence: c’est se considérer comme supérieur ou meilleur que les autres, et reléguer ceux-ci au rang de « sous-humains ». C’est la porte ouverte aux pires atrocités.
  • il n’y a pas de « mauvaises » émotions. Toutes les émotions sont des messages, qui nous parlent de nos besoins, de nos aspirations et de nos valeurs profondes. Si on les accueille, qu’on les reconnait et qu’on les traduit, on accède à l’infini beauté de notre cœur d’humain.
  • Plus on met de temps à accueillir, écouter, reconnaître nos émotions dites « négatives », plus on souffre, plus il y a de chances que ça sorte avec violence, et de façon incontrôlée.

C’est ce qui s’est passé pour moi: j’avais tellement voulu être une bonne personne, un être d’amour, de pardon, de compassion, que j’avais inconsciemment refoulé toutes mes souffrances. Et le jour où un déclencheur a appuyé sur le bon bouton, c’est un geyser de souffrances enrobé de colère et de haine qui est sorti de moi.

L’empathie pour soi-même

C’est là que j’ai compris quelque chose de fondamental: quand on a une blessure, tant qu’on ne l’a pas vue, accueillie, reconnue, tant qu’on ne s’en est pas occupé avec compassion, il est vain, voire destructeur de chercher à pardonner à celui qui a déclenché la blessure.

guilt

Marshall Rosenberg, le créateur de la Communication NonViolente, dit dans sa conférence intitulée « La maladie psychique » que si on demande à une victime de violence de comprendre et de pardonner à son agresseur, cela ne fait que générer encore plus de souffrance… tant qu’elle n’aura pas eu suffisamment d’empathie pour ce qu’elle a vécu.

De la même manière, en tant qu’enfant, j’avais été victime de maltraitance de la part de cet adulte, mais mon entourage minimisait les faits ou les justifiait en donnant des explications psychologiques: « tu sais, il a eu une enfance difficile, il faut le comprendre… ». Alors, la petite fille que j’étais est devenue une bonne psychologue pour ce parent maltraitant.

Jusqu’au jour où l’injustice de cette situation m’a sauté au visage: ce n’est pas le rôle des enfants que d’être le psychologue de leurs parents. Et surtout, j’ai pris conscience que c’était une façon de cautionner des agissements violents, alors que cela me mettait en danger!

En disant: « il faut pardonner », on génère de la violence, car on induit que c’est le devoir de la personne de dépasser sa souffrance et de comprendre son agresseur. En plus du poids de sa souffrance, elle doit porter le poids des souffrances de son agresseur. C’est aussi bancal que de demander à un boiteux de soutenir un autre boiteux!

Comprendre, oui; accepter tout, non!

Quand on souffre, avant de chercher à comprendre l’autre, on a besoin de s’accueillir soi-même, d’être reconnu dans notre souffrance. On peut le faire pour soi-même: ça s’appelle de l’auto-empathie.

Un être qui souffre a avant toute chose besoin d’empathie. Qu’est-ce que l’empathie? J’aime la définition d’Isabelle Padovani: « l’empathie, c’est la capacité à mesurer l’intensité de ce qui est vécu ».

Ce que dit Thomas d’Ansembourg me parle beaucoup: « L’empathie, c’est la capacité à se relier à ce que l’autre ressent et à ce qu’il aimerait, même si on n’est pas d’accord, et sans se sentir obligé d’y souscrire ». Il ajoute: « Beaucoup de comportements de violence ou d’agressivité viennent de notre besoin d’être compris, d’être rejoint, entendu. »

J’ai fait l’expérience que lorsque l’on reçoit suffisamment d’empathie, un grand apaisement apparaît. Et le problème, lui, disparaît.

Mais le pardon est casse-figure... parce que, dans notre vision manichéenne et moralisatrice du monde, cela renvoie à l’idée qu’il y a un gentil et un méchant: c’est au gentil de pardonner au méchant. Et c’est au méchant de demander pardon. Comme je l’ai dit plus haut, voir les humains en sous-catégories est dangereux, car cela justifie les pires atrocités. Et il y a aussi l’idée que l’on doit « prendre sur soi » pour s’ouvrir à l’autre… sauf que quand on a une blessure à vif, qu’on culpabilise, prendre sur soi ne fait qu’empirer les choses.

D’autre part, si comprendre pourquoi l’autre a pu parler ou agir d’une façon violente aide la victime à se relier à son cœur, cela ne lui permet pas nécessairement d’agir pour son plus grand bien: à trop bien comprendre l’autre, on peut en venir à fermer les yeux sur des comportements qui nous nuisent. Comprendre, oui; accepter tout, non!

Girl making stop gesture

Aimer c’est savoir dire STOP. Aimer c’est être dans la justesse et dans la vérité. Ce n’est pas rendre service à quelqu’un que de fermer les yeux sur un comportement nuisible… parce que cela ne l’aide ni lui, ni nous-même à vivre en harmonie. Aimer, c’est d’abord se respecter, en posant des limites.

L’amour est la solution

Je suis d’accord avec Louise Hay quand elle dit que l’amour est la solution a toute forme de guérison. En même temps, je ressens le besoin de clarifier la chose: aimer, ce n’est pas faire comme si tout allait bien et accepter l’inacceptable. Aimer c’est d’abord s’aimer suffisamment soi-même pour s’accueillir dans tous nos aspects, surtout ceux qui nous rebutent le plus… accueillir les parts de nous qui ne sont pas reluisantes peut être difficile, mais c’est, à mon sens, le passage obligatoire pour la Guérison avec un grand G. Tant que nous créons des murs entre notre image idéale de nous-même et des aspects réels et déplaisants de nous-mêmes, nous alimentons la souffrance. La nôtre et celle des autres. Parce qu’on est tous faits pareils! Rejeter une part de soi, c’est rejeter aussi une part de l’autre. Tout comme rejeter l’autre revient également à rejeter une part de soi.

J’ai fait l’expérience que la guérison se manifeste de plus en plus profondément, au fur et à mesure qu’a lieu une reconnaissance intégrale et inconditionnelle, sans aucun jugement, de tout ce qui se vit en moi. Je constate qu’aimer, c’est se reconnaître soi-même et reconnaître l’autre dans sa véritable nature: la Vie à l’état pur, dénuée de morale et profondément innocente. C’est ce que fait l’empathie.

Si certains vivent des expériences d’Eveil fulgurant qui leurs font vivre un changement radical, pour d’autres, il s’agit d’un cheminement progressif. Et pour moi, c’est un chemin qui prend son temps, un chemin de douceur, de tendresse et d’accueil, et ça commence par moi-même, pas à pas. Et le pardon, c’est-à-dire la libération des attachements toxiques avec qui nous a fait du mal, est la conséquence naturelle de ce processus. Il n’y a rien à forcer, il n’y a pas à s’efforcer d’être quelqu’un de gentil, ou quelqu’un de bien. Ça se fait dans l’ordre des choses, parce que j’ai commencé à m’accueillir moi-même.

 

bisous-puma

Sources images: (de haut en bas) « Man kneeling and offering flowers to a woman »-blo.psychicoz.com/Sculpture « Love » by Alexander Milov/ « Guilt »-thefix.com/ « Children who say no are more likely to avoid being abducted by strangers »-uopnews.port.ac.uk/ L’empathie- choix-realite.org.

L’auto-parentage

 

L’auto-parentage, c’est une façon de prendre soin de toutes les parties de soi en les accueillant depuis le centre de la fleur que nous sommes, et de nous apporter à nous-mêmes tout ce dont nous avons besoin… cela permet de devenir son propre parent, et de se libérer de la dépendance affective. Ainsi, nous pouvons devenir des adultes « complets », c’est-à-dire libres, autonomes, souverains. Imaginez à quoi ressemblera notre monde avec de plus en plus d’êtres humains souverains!

Faut-il s’aimer?

stop-hating-your-body

D’abord, que ressentez-vous?

Si quelqu’un vous dit: « il faut que tu t’aimes! », comment vous sentez-vous?

Moi ça me fait le même effet que quand on m’a dit, un jour, « il faut lâcher prise! ».

Et ça a le même effet quand on dit à une personne effrayée, « il ne faut pas avoir peur! ». Ou à un enfant qui pleure « faut pas pleurer! »

Non seulement ça n’aide pas à se sentir mieux, mais au contraire, ça induit l’idée qu’on ne fait pas ce qu’il faut ou qu’on a tort… ce qui a pour conséquence la culpabilité, et une dégradation de l’image de soi.

Amour et violence

J’ai fait l’expérience d’une chose singulière au cours de mon cheminement spirituel: la violence au sein même de ce qui se veut non-violent. Je parle ici de violence subtile, si subtile que l’on ne s’en rend pas forcément compte. Et ça passe par le choix des mots.

Comment parler d’amour, de paix, de pardon peut-il être violent?

Dès que ça devient un dogme, un devoir, une obligation. Quand ça vous donne l’impression que vous n’êtes pas quelqu’un de bien ou de « comme il faut »… vous voyez? La notion même d’un « il faut » absolu engendre de la tension et de la violence.

Une vision scolaire de la spiritualité

Ce choix de mots traduit une vision selon laquelle il y a les gens biens, ceux qui sont vraiment « spirituels » et les autres. Et bien sûr, ce sont ces gens qui se considèrent comme vraiment spirituels qui sont toujours prêts à vous donner de bons conseils, comme « tu devrais faire un travail sur toi », par exemple.

Vous vous reconnaissez? Moi oui. J’ai eu tendance à voir les choses comme ça, à un moment donné. Et ça me fait sourire. Ça me fait sourire parce que je me sens amusée par le sérieux que je mettais à « faire les bonnes choses » pour être la bonne élève, comme à l’école. Amusée aussi par l’ignorance que j’avais alors, et attendrie par ce désir si vif de bien faire.

Au fond, ce que je voulais, c’était la paix. Je voulais ne plus souffrir, et être aimée.

En quête d’absolu

Je voyais alors l’évolution spirituelle comme une échelle ou un escalier dont on gravissait les marches une à une pour arriver à un stade abouti, un endroit où tout est parfait, où nous ne souffrons plus jamais, où nous aimons tout inconditionnellement, où tout n’est que pur bonheur, pur amour et pur joie.

La réalité de mon expérience, c’est qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée. Il n’y a pas d’endroit où quoi qu’il se passe, rien ne réagit en moi. Il n’y a pas d’endroit où « l’égo » (le sentiment d’être séparé et d’agir personnellement) disparaît à tout jamais.

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a PAS besoin de ça pour être en paix et heureux!

La détente vient quand on accueille au lieu de lutter

On n’a pas besoin d’être un être illuminé, ni de maîtriser une technique ou une autre pour vivre la paix et le bonheur maintenant. Je le sais, parce que je le vis.

Cela ne signifie pas que je ne vis QUE de la paix et de la joie à chaque instant. Cela signifie que quoi qu’il arrive, quelles que soient les émotions et les sensations qui me traversent, même si je ressens de l’agitation, au fond de moi, il y a toujours cet espace infini d’accueil, de paix et d’amour qui peut ouvrir grand les bras à TOUT  ce qui survient. Il y a une détente profonde qui s’installe quand tout ce que nous ressentons peut être accueilli, bienvenu, entendu, reconnu. Quand le vivant a la place et l’autorisation de circuler librement. Même quand ça ne circule pas librement, justement!

Oui et non, ça dépend!

Alors, à la question « faut-il s’aimer? », je répondrai que cela dépend. Cela dépend de ce que l’on entend par « il faut s’aimer ».

Si l’on entend « il faut s’aimer » parce que c’est ça qu’il faut faire pour être un bon élève spirituel, je dirais que l’on se fourvoie. Car ce que l’on cherche vraiment, ce n’est pas à « réussir », mais à être heureux et en paix. Or, croire que l’on n’est pas comme il faudrait ne contribue pas, à mon sens, à être plus en paix et plus heureux.

Si l’on entend « il faut s’aimer » dans le sens où, si on veut vivre l’amour, alors cela nécessite de s’aimer soi-même, je dirais oui, clairement.

En attendant, pour moi, la clef de tout changement profondément positif réside dans la capacité que l’on développe à s’accueillir soi-même avec douceur… y compris la part de nous bien éduquée qui dit que l’on « devrait » ceci ou cela! 😉

calin-nounours 

 

Lâcher ses peurs pour être libre

IMG_5167

Le Monde bouge

Décembre 2012. Les choses bougent. L’avez-vous remarqué ?

Décès, maladies, naissances, séparations, rencontre de l’âme-sœur, perte d’emploi, création d’entreprise, déménagements… je ne vois que ça autour de moi, et en accéléré !

Le monde change. Les gens changent. Les mentalités évoluent à mesure que les consciences s’ouvrent.

Bien sûr, il y a encore ceux qui ne voient rien, ou qui ne veulent rien voir. Ceux qui s’accrochent à l’ancien monde. C’est leur choix.

Moi, mon chemin, c’est d’ouvrir les yeux, les yeux du cœur, pour évoluer. Dans cette vie terrestre, ici et maintenant. Il est l’heure de faire le grand saut : lâcher la Peur pour accueillir l’Amour.

J’ai trente ans. Bientôt trente et un. Au moment où j’écris ces lignes, je sais que j’habite chez une copine jusqu’au 21 décembre 2012. Ça fera même pas deux mois de colocation. Après, je ne sais pas…

Il y a trois semaines, j’aurais complètement paniqué à cette idée de ne pas savoir… aujourd’hui, quelque chose a changé en moi. Je suis en paix. J’ai confiance. Je sais que l’Univers m’apporte exactement ce dont mon âme a besoin. Je sais que j’ai en moi les ressources nécessaires pour vivre et franchir chaque étape avec succès.

J’ai confiance

Qu’est-ce que ça veut dire « franchir chaque étape avec succès » ?

Eh bien, ça veut dire que j’accueille chaque épreuve avec le bon état d’esprit.

Que j’accueille ce qui est, que j’observe mes émotions, et que je tire les leçons de ce que je vis afin de progresser.

Car chaque chose que je vis, chaque expérience, chaque rencontre, n’est que le reflet de mon état intérieur.

Je sais aujourd’hui que je ne peux pas changer les choses de l’extérieur. MAIS je PEUX changer de l’intérieur. Et cela a pour conséquence de changer mon expérience extérieure.

En fait, aujourd’hui je sais que l’échec n’existe pas. Car ce n’est pas le but qui compte, mais la personne que l’on est devenue en chemin. Tout compte. Rien n’est anodin.

Chaque pensée, chaque regard, chaque mot… tout, absolument tout, compte.

Chaque personne, chaque animal, chaque plante et chaque pierre compte. Tout est à sa place. Il n’y a que l’homme qui se demande s’il est à sa place. Je crois que c’est parce qu’il ne l’est pas, justement.

Je baignais dans la peur

Pendant des années, j’ai eu le sentiment de ne pas être à ma place.

La peur de déranger. Je demandais pardon tout le temps, « excusez-moi de vous déranger » au téléphone, même quand quelqu’un me bousculait dans la rue, c’est moi qui m’excusais.

J’avais peur de faire du bruit. De parler trop fort, ou au mauvais moment. De dire des choses dérangeantes.

J’ai pris conscience que j’ai ma place sur cette Terre, et que je n’ai pas à m’excuser d’exister. J’ai autant ma place qu’un arbre ou qu’un oiseau.

Et comme l’oiseau, j’ai le droit de chanter. J’ai le droit de dire ma vérité.

Peur = souffrance

Pourquoi tant de souffrance parmi les hommes ?

A cause de l’ignorance.

A cause du manque de conscience.

A cause de la peur.

Toute action, toute parole, toute pensée, naît soit de la peur, soit de l’amour.

Ultimement, il n’y a que ces deux énergies : la peur et l’amour.

Et qu’est-ce que la peur ? C’est l’absence d’amour.

Qu’est-ce que l’amour ? C’est l’absence de peur.

Sauf que la peur naît d’une illusion, car l’amour est partout, en tout, tout le temps. Si je suis dans la peur, c’est que je me suis coupée de cet amour, mais il est toujours là… ce n’est pas parce qu’on ne voit pas le soleil qu’il n’est pas là. Il est juste caché derrière les nuages.

De la religion à la spiritualité

Quand j’étais petite, j’avais cette conviction que j’avais une mission sur Terre. Faire le Bien autour de moi, aider les autres.

Je me suis intéressée à la vie de Jésus et à la religion vers l’âge de 8 ans. Je n’étais pas baptisée, car ma mère étant croyante (non pratiquante) et mon père athée, ils n’avaient pas voulu nous imposer de religion, à mes sœurs et à moi.

J’ai demandé à me faire baptiser et j’ai fait du catéchisme, une expérience dont j’ai un bon souvenir. Cela m’a permis d’acquérir les bases de notre culture judéo-chrétienne, ce qui m’a servi lorsque j’ai fait la formation de guide-interprète national quelques années plus tard.

A l’époque où je faisais du catéchisme, ma foi était grande, je priais Jésus, j’étais confiante. Je voyais Dieu comme un grand monsieur barbu perché sur un nuage, un Dieu menaçant, un Dieu qui interdit, un Dieu qui juge et qui punit. Un Dieu distant. Comme mon père.

En grandissant, j’ai appris à l’école les guerres de religions, l’Inquisition, les croisades et les horreurs qui ont été commises au nom de la religion. J’ai alors remis en question ma foi, et j’en suis venue à la conclusion que la religion est l’opium du peuple, un instrument de manipulation de masse qui sert à abrutir les foules et à prendre le pouvoir.

J’ai perdu la foi, je suis devenue athée. Lycéenne, j’étais persuadée que le fait d’être croyant était totalement incompatible avec l’intelligence et la science.

Un scientifique ne pouvait pas être croyant, puisque la religion était une fable créée de toute pièce par l’homme pour manipuler son prochain !

Je crois que de cette césure entre intelligence (science) et religion (foi) sont nés nombres des problèmes de notre société moderne. On a « jeté bébé avec l’eau du bain »!

La religion n’est qu’un outil possible pour développer sa spiritualité. Mais bien souvent elle est utilisée comme faire-valoir, comme prétexte pour manipuler et se donner bonne conscience.

Quand j’ai vécu au Royaume-Uni, j’ ai connu une jeune femme qui, à l’âge de trente ans, est tombée amoureuse d’un homme qui avait l’âge d’être son père. Tous les deux s’aimaient profondément, mais les parents de la jeune femme n’ont jamais accepté cette situation et préféraient renier leur fille plutôt que de lâcher leurs principes. Ils étaient « bons chrétiens », se montraient à la messe tous les dimanches et participaient activement à la vie religieuse de leur paroisse. Et à côté de ça, ils refusaient de voir leur fille. A quoi cela rime-t-il?

La peur est partout

Nous nous croyons « développés », « civilisés », en gros, les meilleurs, et nous jugeons les autres civilisations plus anciennes comme « arriérées » ou « sous-développées ». Est-ce là un signe d’intelligence ?

« Notre » médecine, la médecine « conventionnelle », est érigée en doctrine, car elle se prétend meilleure que toutes les autres médecines. Et malheur à qui oserait contredire cette « vérité »… il pourrait rapidement être accusé d’appartenir à une secte.

J’ai lu dans le magazine Science & Avenir un article intitulé « les sectes entrent à l’hôpital ». J’ai été outrée de l’absurdité des propos de l’auteur. Une soi-disant enquête destinée à prouver que nous sommes désormais en danger à l’hôpital, parce que d’autres thérapies que la médecine conventionnelle y sont parfois proposées.

Sauf que l’auteur ne prouve rien à part qu’il n’a jamais essayé aucune des thérapies et pratiques dont il parle. Il y laisse entendre que le Reiki, la réflexologie, le shiatsu sont des pratiques dangereuses, et comme preuve, il prétend qu’ils ont un effet placebo – entendez inefficace, et que cela « prive » les patients d’autres soins qui – eux, sont efficaces – comme par exemple de simples massages !

Il va même jusqu’à s’en prendre à Lise Bourbeau (dont même le prénom est écorché) en qualifiant de culpabilisante son approche de la maladie, alors même qu’elle enseigne l’écoute et l’amour de soi !

La peur est distillée partout dans les médias, jusque dans les magazines dits « scientifiques ». Mais l’approche scientifique n’est-elle pas la capacité à remettre en question ce que l’on croit savoir ? A expérimenter par soi-même ? A garder un esprit ouvert ?

J’étais cartésienne

« Je suis cartésien »… combien de fois ai-je entendu cette phrase ?

Sans jamais vraiment la comprendre.

Qu’est-ce que ça veut dire : « Je suis cartésien » ?

Voilà comment je l’entends :  « j’ai un esprit rationnel, et je ne crois que ce que je vois ou que ce que je peux comprendre. »

En fait, dire « je suis cartésien », c’est se réfugier derrière un philosophe, Descartes, pour avoir l’air sérieux, alors qu’on a peur de ce que l’on ne comprend pas.

« Je pense donc je suis ». La maladie de notre temps ! Nous sommes tellement dans notre tête que nous croyons mourir si nous arrêtons de penser !

Est-ce que je suis parce que je pense ? Faut-il donc avoir un cerveau pour exister ?

En réalité, c’est bien le contraire : c’est quand je ne pense pas que je suis.

C’est cet état de non-pensée que l’on appelle la méditation. Pure conscience.

Il n’y a qu’en méditant que l’on peut faire l’expérience du Soi, ou de Dieu, selon le terme que l’on préfère. Faire l’expérience de la non-dualité, de la non-séparation. « Dieu » n’est pas à l’extérieur. Regardez en vous, et vous trouverez.

Et c’est à ce moment que l’on se libère de la peur. En étant simplement présent, dans l’instant.

Et en détournant son attention de ce qui nous fait peur. Car soyez conscients que nous nous attirons ce qui nous fait le plus peur. Nous le créons littéralement.

Le seul moyen d’éviter cela est de porter notre attention uniquement sur ce que l’on veut.

Et d’avoir la foi. Croire que tout est possible. On ne peut voir que ce que l’on croit possible.

C’est parce que j’ai cru possible de démissionner de l’Education Nationale que je l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de me lancer à mon compte que je l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de rompre une relation amoureuse  confortable de 7 ans que je  l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de vivre un amour merveilleux et profond que je l’ai attiré à moi !

Et n’allez pas croire que c’était facile! Oh non! Loin de là! Choisir le bonheur, ce n’est pas forcément un choix facile. C’est un acte de courage.

Nous choisissons nos expériences, aussi étrange que cela puisse paraître. Bien souvent nous les créons par défaut, car nous n’en sommes pas conscients.

Le seul moyen de reprendre le contrôle de sa vie, c’est d’accepter la responsabilité totale de notre vie.

C’est ce que j’ai fait. Et depuis, ma vie s’est transformée en conte de fées ! Ce n’est pas sans difficultés, mais ça vaut vraiment la peine!

Reprenons notre pouvoir créateur ! Lâchons nos peurs et ouvrons nos coeurs!