La Paix vient de l’intérieur

Le pessimisme

Les humains parlent de guerre et de paix depuis la nuit des temps. Déjà dans l’Antiquité, il s’en trouvaient pour dire « c’était mieux avant! ». Je rencontre parfois des personnes pessimistes qui déplorent ce qu’ils voient de négatif, et qui disent « on ne peut rien y faire! » « Comment être optimiste dans un monde pareil? »… il y en a aussi qui font la leçon: « la société devrait se construire à partir de la culture! » « les gens devraient être solidaires! »… bref, ils savent ce que « devrait » être le monde et ce que « devraient » faire les gens… et ça avance à quoi? Quand je vois leur mine, je ne sens aucune joie, aucune vie, rien qui me donne envie de faire quoi que se soit, et encore moins de continuer à les écouter… non, ça me donne plutôt envie d’aller voir ailleurs, là où ça respire le bonheur!

Ces gens pessimistes ont le cerveau obstrué par toutes les « informations » qu’ils voient à la télévision, dans les journaux principaux qui raffolent de scandales et de ragots tous plus stériles les uns que les autres… et leur vision est tellement altérée qu’ils ne voient plus la beauté, la bonté, la générosité et l’élan créateur de ceux et celles qui les entourent! Il y a de tout dans la vie, dans le monde… la vie est faite de contrastes… et il y a plein de choses sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir… alors qu’est-ce que je peux faire?

Agir!

Et bien au lieu de me laisser polluer par des pseudo « informations » qui ne m’aident ni à me sentir bien, ni à construire le monde dans lequel j’ai envie de vivre, je me concentre sur moi, sur MA vie et sur ce que j’ai envie de faire, moi, pour que ça change! J’agis concrètement pour incarner mes valeurs. Parce que le changement, c’est maintenant. Le bonheur, c’est maintenant. Et c’est un choix, une décision qu’il revient à chacun d’entre nous de prendre.

Avant, j’étais comme ces gens qui râlent et s’insurgent que les autres ne sont pas « comme il faut »… quand je voyais une personne jeter un papier par terre, je me mettais en colère: « mais c’est inadmissible d’avoir aussi peu de respect pour la planète! », me disais-je, en fulminant intérieurement! Et quel effet avait ma réaction? Est-ce que ça rendait la planète plus belle et plus harmonieuse? Réponse: NON!

Je ne suis pas là pour faire la morale à tout-va, ça ne change rien en bien, au contraire, ça me pollue de l’intérieur et ça fait fuir les gens… évidemment: je les condamne! Depuis que j’ai compris cela, j’ai changé d’attitude: si je vois un papier par terre et que ça me dérange, parce que j’ai envie de propreté et d’harmonie, JE LE RAMASSE et je le mets moi-même à la poubelle. Et je suis heureuse de le faire, parce que ça répond à MON BESOIN de propreté. Il suffit que chacun en fasse autant, et la planète s’en portera très bien! Voilà où est notre pouvoir personnel!

Critiquer, juger, condamner ne nous aide pas à aller dans le sens de notre mieux-être, au contraire, ça nous coupe de l’amour en nous, ça attise la colère et la violence.

Choisir d’être heureux est le plus beau cadeau qu’on puisse faire à l’Humanité et à la planète!

La chose la plus écologique, la plus altruiste, la plus solidaire et la plus généreuse que l’on puisse faire, c’est de prendre la décision, ici et maintenant, et à chaque instant, de s’occuper de notre propre bonheur. Parce que le bonheur, c’est contagieux! Et il suffit de peu: moi, je souris à ceux que je croise dans la rue, je dis « bonjour »juste parce que je suis heureuse, je prends soin de moi et de mon intérieur, je ramasse les déchets dans la rue, j’aide quand quelqu’un a besoin d’aide avec ses bagages dans le bus…pas parce qu’ « il faut le faire », mais parce que j’ai de la joie à le faire! J’arrête d’attendre que les autres changent, que le monde change… et je change moi-même!

Quand je suis arrivée dans mon quartier, j’avais très envie de tisser des liens agréables avec mes voisins… envie qu’on prenne soin les uns des autres. Alors, au lieu d’attendre qu’ils viennent me voir, ou qu’ils me sourient, et au lieu d’attendre une raison désagréable pour me plaindre à eux (par exemple le bruit ou que sais-je encore), j’ai pris les devants. Le jour de ma pendaison de crémaillère, je suis allée sonner chez chaque voisin pour leur offrir du gâteau… une occasion de me présenter et de faire un peu connaissance, de façon légère, agréable, dans la joie du don et du partage! Et ça change tout! L’ambiance est agréable, là ou je vis! Parce que j’y contribue activement!

Oser!

Cela ne fait qu’un peu plus d’un an que j’habite ici, dans le Vallespir. J’aurais pu me trouver toutes les excuses possibles pour ne rien faire: « ce que j’ai à proposer n’intéressera pas les gens », « ici les gens ont leurs habitudes… ils ne font pas confiance aux « étrangers » comme moi », « je risque d’être perçue comme de la « concurrence » malvenue de la part des autres personnes qui travaillent dans le milieu du développement personnel comme moi », etc. Oui, on a tous ce genre de voix en nous, il me semble. La question est, qui est le boss? 😉

Un jour, j’ai décidé qu’il était temps de proposer ce que j’aimais faire. J’ai fait appel à des amis et nous avons créé une association. J’y donne des cours de yoga, et au bout de 3 mois d’activités, j’ai senti qu’il était temps que je parle de mon parcours, et que je partage mes connaissances et compétences en matière de bonheur, de paix et de communication. Ne vous méprenez pas: oui, j’avais des peurs! Je pense que tout le monde est impressionné de prendre la parole en public, de se lancer dans l’inconnu. On vit tous cette peur différemment, mais elle est là pour tout le monde. Mais à un moment donné, j’ai décidé que je me lançais quand-même. J’ai osé!

Mieux Communiquer pour Vivre en Paix – Le Monde a Besoin de votre Bonheur!

C’est le titre que j’ai choisi pour ma première conférence, le 19 décembre 2016. Il y a eu 19 personnes. J’ai été fière d’avoir osé, fière d’avoir agi dans le sens de mes valeurs, de ce qui était important pour moi: partager pour plus de paix, de joie et d’amour.

J’ai de la gratitude d’avoir osé demander de l’aide, et de la gratitude d’en avoir reçu, à tous les niveaux. J’ai vu à quel point les humains ont l’élan de contribuer au bien-être des autres! Ce n’était pas une découverte, mais chaque redécouverte m’émerveille!

Je vous offre l’enregistrement vidéo de cette conférence, en ayant conscience que je sème des graines, et sans m’attacher au résultat. Je fais ma part de colibri. J’agis. Et ça me rend heureuse! 😀

 

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Est-ce dangereux?

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Un ami, qui découvre le développement personnel, m’a demandé: « j’ai entendu parler de l’hypnose, n’est-ce pas dangereux? ».

C’est une question que je trouve très intéressante, car nous sommes nombreux à se poser la question dès que nous rencontrons de nouvelles choses. Le tout est de faire preuve de discernement, et de ne pas tomber dans la paranoïa.

Ce que je répondrai à mon ami, c’est que l’hypnose, comme n’importe quoi d’autre, est un outil. Et, comme une cuillère, ce n’est ni dangereux ni inoffensif, c’est un outil, dont on peut se servir de façon constructive et bénéfique, ou de façon violente et destructrice. Je laisse votre imagination trouver des exemples.

L’outil est juste un outil.

Ce qui est potentiellement dangereux, c’est deux choses:

  • c’est l’intention dans laquelle on s’en sert. Si on s’en sert pour nuire, il est évident que ça devient dangereux.
  • le degré d’inconscience de celui qui s’en sert. On peut vouloir faire le bien d’une personne tout en la polluant inconsciemment.

Alors que faire pour vérifier qu’on est en sécurité?

1- Utilisez votre esprit critique et votre discernement.

Ne pas « gober » aveuglément tout ce qu’on peut entendre ou lire. Prendre du recul. C’est facile de faire peur à tout le monde en lançant de fausses accusations, du genre « attention! c’est une secte! ». En faisant des recherches sur Google sur des thèmes de développement personnel et de spiritualité, il y a de fortes chances que vous trouviez comme mot-clef associé « secte ». Cela ne veut pas dire qu’il y a un lien avec les sectes, mais seulement que beaucoup de gens ont peur de tomber dans des sectes et donc font des recherches sur Google pour voir ce que les gens en disent. Google vous propose les mots clefs fréquemment associés lors des recherches. C’est tout. Ce n’est pas parce que beaucoup de gens ont peur que leur peur est fondée.

De nouveau, usez de votre discernement… ce que vous lisez n’engage que la personne qui écrit… et si vous croyez à ce qu’elle dit, vous lui donnez votre pouvoir, et vous en faites votre gourou. Il y a beaucoup de gens qui croient à tout ce qu’ils entendent ou lisent sans se poser de question. Réfléchissez-y: tout le monde peut s’exprimer publiquement aujourd’hui… quelle garantie y-a-t-il que ce soit juste? D’autant que nombreux sont les gens qui ne font pas la différence entre une opinion personnelle et un fait. D’où mon 2e point:

2- Ne donnez votre pouvoir à personne.

Gardez le doute tant que vous n’avez pas vérifié par vous-même. Faites vos propres recherches et vos propres expériences. Personne ne peut vous imposer des idées. Vous êtes le maître dans votre tête. Il y a beaucoup à apprendre des autres, mais gardez les commandes. Ayez l’esprit d’un vrai scientifique: celui qui vous pousse à comprendre ce dont vous faites l’expérience en remettant en question ses croyances. Et sachez que c’est le disciple qui fait le maître, et pas l’inverse.

3- Apprenez à vous connaître,

à détecter ce qui vous convient ou pas, et suivez votre intuition pour faire le tri entre ce qui vous va et ce qui ne vous va pas. Si dès le début, vous ne le sentez pas, que quelque chose vous met mal à l’aise, c’est probablement que ce n’est pas par là qu’il vous faut aller. Si vous ne vous faites pas confiance à vous-même, vous laissez la place à quelqu’un d’autre qui prendra le pouvoir à votre place.

Il y a hypnose et hypnose

Pour revenir à l’hypnose, j’aimerais distinguer deux choses: l’hypnotiseur et l’hypnothérapeute. Un hypnotiseur fait du spectacle, il manipule des volontaires pour impressionner son public. J’ai vu une démonstration, et ce qui s’est passé de « pire »pour les volontaires  a été de leur faire chanter des chansons enfantines. Le truc, c’est qu’après, il ne s’en souvenaient pas. Comme ils ne l’auraient probablement pas fait de leur propre gré dans leur état de conscience habituel, par peur du ridicule, peut-on dire que c’est dangereux? Tout dépend où vous mettez vos limites.

L’hypnothérapeute, lui, est avant tout un thérapeute. Et comme pour tout thérapeute, il vous revient de vérifier sa déontologie. Prenez le temps de parler avec lui pour voir comment vous vous sentez. On ne peut pas faire de thérapie sans une collaboration et sans un climat de confiance mutuelle. Et ça, ce ne sont pas les diplômes ou les certificats qui vont vous le garantir: c’est une affaire de personne.

C’est quoi l’hypnose?

C’est un état modifié de conscience, dans lequel vous n’avez pas les blocages habituels de votre état de veille conscient. Vous absorbez plus facilement ce que vous entendez. Dans cet état vous pouvez induire des choses pour modifier votre vision du monde et de vous-même. En réalité, nous passons beaucoup de temps à nous hypnotiser nous-même avec des pensées désagréables… inconsciemment, bien sûr. Ici, il s’agit d’utiliser ce procédé consciemment, dans un but d’évolution. On peut faire de l’auto-hypnose ou demander de l’aide à un spécialiste.

Je ne suis ni hypnotiseur ni hypnothérapeute, et je ne suis ni pour ni contre l’hypnose… ici l’hypnose est juste un exemple pour montrer que l’on peut vite se laisser envahir par la peur dès que l’on est face à quelque chose d’inconnu. 

Pour conclure, vous connaissez l’expression « la peur n’évite pas le danger »? Je pense que c’est vrai. La peur crée plus de peur encore. Pour éviter le danger: cultivez votre discernement, rappelez-vous que c’est VOUS le BOSS (de vous-même!), et apprenez à vous connaître et à vous faire confiance. Moins on croit à des histoires, plus on est présent à soi-même, plus on est en paix.

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Sources images: objetconnecte.com / centerblog.net

 

L’auto-parentage

 

L’auto-parentage, c’est une façon de prendre soin de toutes les parties de soi en les accueillant depuis le centre de la fleur que nous sommes, et de nous apporter à nous-mêmes tout ce dont nous avons besoin… cela permet de devenir son propre parent, et de se libérer de la dépendance affective. Ainsi, nous pouvons devenir des adultes « complets », c’est-à-dire libres, autonomes, souverains. Imaginez à quoi ressemblera notre monde avec de plus en plus d’êtres humains souverains!

Faut-il s’aimer?

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D’abord, que ressentez-vous?

Si quelqu’un vous dit: « il faut que tu t’aimes! », comment vous sentez-vous?

Moi ça me fait le même effet que quand on m’a dit, un jour, « il faut lâcher prise! ».

Et ça a le même effet quand on dit à une personne effrayée, « il ne faut pas avoir peur! ». Ou à un enfant qui pleure « faut pas pleurer! »

Non seulement ça n’aide pas à se sentir mieux, mais au contraire, ça induit l’idée qu’on ne fait pas ce qu’il faut ou qu’on a tort… ce qui a pour conséquence la culpabilité, et une dégradation de l’image de soi.

Amour et violence

J’ai fait l’expérience d’une chose singulière au cours de mon cheminement spirituel: la violence au sein même de ce qui se veut non-violent. Je parle ici de violence subtile, si subtile que l’on ne s’en rend pas forcément compte. Et ça passe par le choix des mots.

Comment parler d’amour, de paix, de pardon peut-il être violent?

Dès que ça devient un dogme, un devoir, une obligation. Quand ça vous donne l’impression que vous n’êtes pas quelqu’un de bien ou de « comme il faut »… vous voyez? La notion même d’un « il faut » absolu engendre de la tension et de la violence.

Une vision scolaire de la spiritualité

Ce choix de mots traduit une vision selon laquelle il y a les gens biens, ceux qui sont vraiment « spirituels » et les autres. Et bien sûr, ce sont ces gens qui se considèrent comme vraiment spirituels qui sont toujours prêts à vous donner de bons conseils, comme « tu devrais faire un travail sur toi », par exemple.

Vous vous reconnaissez? Moi oui. J’ai eu tendance à voir les choses comme ça, à un moment donné. Et ça me fait sourire. Ça me fait sourire parce que je me sens amusée par le sérieux que je mettais à « faire les bonnes choses » pour être la bonne élève, comme à l’école. Amusée aussi par l’ignorance que j’avais alors, et attendrie par ce désir si vif de bien faire.

Au fond, ce que je voulais, c’était la paix. Je voulais ne plus souffrir, et être aimée.

En quête d’absolu

Je voyais alors l’évolution spirituelle comme une échelle ou un escalier dont on gravissait les marches une à une pour arriver à un stade abouti, un endroit où tout est parfait, où nous ne souffrons plus jamais, où nous aimons tout inconditionnellement, où tout n’est que pur bonheur, pur amour et pur joie.

La réalité de mon expérience, c’est qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée. Il n’y a pas d’endroit où quoi qu’il se passe, rien ne réagit en moi. Il n’y a pas d’endroit où « l’égo » (le sentiment d’être séparé et d’agir personnellement) disparaît à tout jamais.

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a PAS besoin de ça pour être en paix et heureux!

La détente vient quand on accueille au lieu de lutter

On n’a pas besoin d’être un être illuminé, ni de maîtriser une technique ou une autre pour vivre la paix et le bonheur maintenant. Je le sais, parce que je le vis.

Cela ne signifie pas que je ne vis QUE de la paix et de la joie à chaque instant. Cela signifie que quoi qu’il arrive, quelles que soient les émotions et les sensations qui me traversent, même si je ressens de l’agitation, au fond de moi, il y a toujours cet espace infini d’accueil, de paix et d’amour qui peut ouvrir grand les bras à TOUT  ce qui survient. Il y a une détente profonde qui s’installe quand tout ce que nous ressentons peut être accueilli, bienvenu, entendu, reconnu. Quand le vivant a la place et l’autorisation de circuler librement. Même quand ça ne circule pas librement, justement!

Oui et non, ça dépend!

Alors, à la question « faut-il s’aimer? », je répondrai que cela dépend. Cela dépend de ce que l’on entend par « il faut s’aimer ».

Si l’on entend « il faut s’aimer » parce que c’est ça qu’il faut faire pour être un bon élève spirituel, je dirais que l’on se fourvoie. Car ce que l’on cherche vraiment, ce n’est pas à « réussir », mais à être heureux et en paix. Or, croire que l’on n’est pas comme il faudrait ne contribue pas, à mon sens, à être plus en paix et plus heureux.

Si l’on entend « il faut s’aimer » dans le sens où, si on veut vivre l’amour, alors cela nécessite de s’aimer soi-même, je dirais oui, clairement.

En attendant, pour moi, la clef de tout changement profondément positif réside dans la capacité que l’on développe à s’accueillir soi-même avec douceur… y compris la part de nous bien éduquée qui dit que l’on « devrait » ceci ou cela! 😉

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L’argent n’est pas le problème

Faites des économies, investissez dans votre santé!Manquer d’argent est la peur la plus fréquente que j’observe autour de moi. C’est aussi une peur qui revient me titiller de temps en temps. C’est pourquoi quand je lis cette citation, ça me fait du bien, parce que je me souviens de ce qui est important:

« L’argent n’est pas le problème. L’important c’est d’avoir le courage de donner votre plus grand cadeau.

Il n’y a aucune sécurité à faire quelque chose pour gagner sa
vie quand vous êtes en train de mourir à l’intérieur pendant
que vous le faites. C’est prendre soin du corps aux dépens
de l’âme. Et une âme qui se flétrit ne peut que produire un
corps qui se flétrit. Donc ne pensez pas que vous « prenez soin de vous » en tuant votre esprit pour garder votre corps en vie.

Combien de temps allez-vous remettre ce que vous mourrez d’envie de faire ? »

Neale Donald Walsch

 

Choisir de faire ce qu’on aime sans savoir exactement où on met les pieds et combien on va gagner peut se voir de deux façons: comme un risque, ou comme une aventure.

La seule façon de pouvoir tenter l’aventure, c’est d’être prêt à assumer les conséquences.

Pour me lancer dans mon aventure, j’ai accepté de renoncer à beaucoup de choses: « sécurité » de l’emploi, bon salaire tous les mois, acquisition d’une maison de ville, vie de couple, voyages…

Ce choix m’a mené sur le chemin de la vraie sécurité: celle qui est à l’intérieur et ne dépend de rien d’extérieur.

Ce chemin est aussi celui de la confiance. Confiance en la Vie, qui m’apporte tout ce dont j’ai besoin et qui me révèle tout ce que je dois savoir en temps et lieu voulus.

Confiance en moi, qui suis capable de faire face à toutes les situations. Les ressources sont à l’intérieur. Ces ressources-là sont inépuisables, inaltérables, gratuites et écologiques!

Quand tout change à l’extérieur, je rentre à l’intérieur de moi. C’est là, « chez moi ».

Aujourd’hui je suis heureuse, parce que j’ai choisir de suivre mon propre chemin, de vivre ma Légende Personnelle (comme l’appelle Paolo Coelho dans l’Alchimiste), et c’est ainsi que je me sens vibrer.

J’ai choisi de quitter le connu, le prévisible, le rassurant, pour découvrir pas à pas ce chemin qui est le mien. En écoutant mon cœur, en observant les signes. En faisant confiance.

Et me voilà, à exercer un métier que j’adore, qui me procure tellement de joie que je ne peux imaginer le concept de retraite en continuant à faire ce que j’adore. Me voilà à Perpignan, à mille kilomètres de là où je m’étais installée, à répondre à qui me posait la question: « mais qu’est-ce que tu vas faire là-bas? » « Je ne sais pas ce que je vais faire, mais je sais ce que je veux faire! ». La seule chose « sûre » à mon départ, c’était le lieu d’hébergement et mes hôtes. Tout le reste était à créer. Et tout s’est déroulé et continue à se dérouler de façon incroyablement fluide. La Vie prend soin de moi. Les choses se mettent en place, sans que j’ai besoin de me triturer la cervelle pour chercher des solutions, qui, de toutes façons, sont en dehors de mon écran radar.

La Vie m’a réservé de très belles surprises, et je suis pleine de gratitude. Au lieu de chercher à amasser pour me rassurer, j’apprends à donner. C’est ça, le secret de l’abondance.

 

Lâcher ses peurs pour être libre

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Le Monde bouge

Décembre 2012. Les choses bougent. L’avez-vous remarqué ?

Décès, maladies, naissances, séparations, rencontre de l’âme-sœur, perte d’emploi, création d’entreprise, déménagements… je ne vois que ça autour de moi, et en accéléré !

Le monde change. Les gens changent. Les mentalités évoluent à mesure que les consciences s’ouvrent.

Bien sûr, il y a encore ceux qui ne voient rien, ou qui ne veulent rien voir. Ceux qui s’accrochent à l’ancien monde. C’est leur choix.

Moi, mon chemin, c’est d’ouvrir les yeux, les yeux du cœur, pour évoluer. Dans cette vie terrestre, ici et maintenant. Il est l’heure de faire le grand saut : lâcher la Peur pour accueillir l’Amour.

J’ai trente ans. Bientôt trente et un. Au moment où j’écris ces lignes, je sais que j’habite chez une copine jusqu’au 21 décembre 2012. Ça fera même pas deux mois de colocation. Après, je ne sais pas…

Il y a trois semaines, j’aurais complètement paniqué à cette idée de ne pas savoir… aujourd’hui, quelque chose a changé en moi. Je suis en paix. J’ai confiance. Je sais que l’Univers m’apporte exactement ce dont mon âme a besoin. Je sais que j’ai en moi les ressources nécessaires pour vivre et franchir chaque étape avec succès.

J’ai confiance

Qu’est-ce que ça veut dire « franchir chaque étape avec succès » ?

Eh bien, ça veut dire que j’accueille chaque épreuve avec le bon état d’esprit.

Que j’accueille ce qui est, que j’observe mes émotions, et que je tire les leçons de ce que je vis afin de progresser.

Car chaque chose que je vis, chaque expérience, chaque rencontre, n’est que le reflet de mon état intérieur.

Je sais aujourd’hui que je ne peux pas changer les choses de l’extérieur. MAIS je PEUX changer de l’intérieur. Et cela a pour conséquence de changer mon expérience extérieure.

En fait, aujourd’hui je sais que l’échec n’existe pas. Car ce n’est pas le but qui compte, mais la personne que l’on est devenue en chemin. Tout compte. Rien n’est anodin.

Chaque pensée, chaque regard, chaque mot… tout, absolument tout, compte.

Chaque personne, chaque animal, chaque plante et chaque pierre compte. Tout est à sa place. Il n’y a que l’homme qui se demande s’il est à sa place. Je crois que c’est parce qu’il ne l’est pas, justement.

Je baignais dans la peur

Pendant des années, j’ai eu le sentiment de ne pas être à ma place.

La peur de déranger. Je demandais pardon tout le temps, « excusez-moi de vous déranger » au téléphone, même quand quelqu’un me bousculait dans la rue, c’est moi qui m’excusais.

J’avais peur de faire du bruit. De parler trop fort, ou au mauvais moment. De dire des choses dérangeantes.

J’ai pris conscience que j’ai ma place sur cette Terre, et que je n’ai pas à m’excuser d’exister. J’ai autant ma place qu’un arbre ou qu’un oiseau.

Et comme l’oiseau, j’ai le droit de chanter. J’ai le droit de dire ma vérité.

Peur = souffrance

Pourquoi tant de souffrance parmi les hommes ?

A cause de l’ignorance.

A cause du manque de conscience.

A cause de la peur.

Toute action, toute parole, toute pensée, naît soit de la peur, soit de l’amour.

Ultimement, il n’y a que ces deux énergies : la peur et l’amour.

Et qu’est-ce que la peur ? C’est l’absence d’amour.

Qu’est-ce que l’amour ? C’est l’absence de peur.

Sauf que la peur naît d’une illusion, car l’amour est partout, en tout, tout le temps. Si je suis dans la peur, c’est que je me suis coupée de cet amour, mais il est toujours là… ce n’est pas parce qu’on ne voit pas le soleil qu’il n’est pas là. Il est juste caché derrière les nuages.

De la religion à la spiritualité

Quand j’étais petite, j’avais cette conviction que j’avais une mission sur Terre. Faire le Bien autour de moi, aider les autres.

Je me suis intéressée à la vie de Jésus et à la religion vers l’âge de 8 ans. Je n’étais pas baptisée, car ma mère étant croyante (non pratiquante) et mon père athée, ils n’avaient pas voulu nous imposer de religion, à mes sœurs et à moi.

J’ai demandé à me faire baptiser et j’ai fait du catéchisme, une expérience dont j’ai un bon souvenir. Cela m’a permis d’acquérir les bases de notre culture judéo-chrétienne, ce qui m’a servi lorsque j’ai fait la formation de guide-interprète national quelques années plus tard.

A l’époque où je faisais du catéchisme, ma foi était grande, je priais Jésus, j’étais confiante. Je voyais Dieu comme un grand monsieur barbu perché sur un nuage, un Dieu menaçant, un Dieu qui interdit, un Dieu qui juge et qui punit. Un Dieu distant. Comme mon père.

En grandissant, j’ai appris à l’école les guerres de religions, l’Inquisition, les croisades et les horreurs qui ont été commises au nom de la religion. J’ai alors remis en question ma foi, et j’en suis venue à la conclusion que la religion est l’opium du peuple, un instrument de manipulation de masse qui sert à abrutir les foules et à prendre le pouvoir.

J’ai perdu la foi, je suis devenue athée. Lycéenne, j’étais persuadée que le fait d’être croyant était totalement incompatible avec l’intelligence et la science.

Un scientifique ne pouvait pas être croyant, puisque la religion était une fable créée de toute pièce par l’homme pour manipuler son prochain !

Je crois que de cette césure entre intelligence (science) et religion (foi) sont nés nombres des problèmes de notre société moderne. On a « jeté bébé avec l’eau du bain »!

La religion n’est qu’un outil possible pour développer sa spiritualité. Mais bien souvent elle est utilisée comme faire-valoir, comme prétexte pour manipuler et se donner bonne conscience.

Quand j’ai vécu au Royaume-Uni, j’ ai connu une jeune femme qui, à l’âge de trente ans, est tombée amoureuse d’un homme qui avait l’âge d’être son père. Tous les deux s’aimaient profondément, mais les parents de la jeune femme n’ont jamais accepté cette situation et préféraient renier leur fille plutôt que de lâcher leurs principes. Ils étaient « bons chrétiens », se montraient à la messe tous les dimanches et participaient activement à la vie religieuse de leur paroisse. Et à côté de ça, ils refusaient de voir leur fille. A quoi cela rime-t-il?

La peur est partout

Nous nous croyons « développés », « civilisés », en gros, les meilleurs, et nous jugeons les autres civilisations plus anciennes comme « arriérées » ou « sous-développées ». Est-ce là un signe d’intelligence ?

« Notre » médecine, la médecine « conventionnelle », est érigée en doctrine, car elle se prétend meilleure que toutes les autres médecines. Et malheur à qui oserait contredire cette « vérité »… il pourrait rapidement être accusé d’appartenir à une secte.

J’ai lu dans le magazine Science & Avenir un article intitulé « les sectes entrent à l’hôpital ». J’ai été outrée de l’absurdité des propos de l’auteur. Une soi-disant enquête destinée à prouver que nous sommes désormais en danger à l’hôpital, parce que d’autres thérapies que la médecine conventionnelle y sont parfois proposées.

Sauf que l’auteur ne prouve rien à part qu’il n’a jamais essayé aucune des thérapies et pratiques dont il parle. Il y laisse entendre que le Reiki, la réflexologie, le shiatsu sont des pratiques dangereuses, et comme preuve, il prétend qu’ils ont un effet placebo – entendez inefficace, et que cela « prive » les patients d’autres soins qui – eux, sont efficaces – comme par exemple de simples massages !

Il va même jusqu’à s’en prendre à Lise Bourbeau (dont même le prénom est écorché) en qualifiant de culpabilisante son approche de la maladie, alors même qu’elle enseigne l’écoute et l’amour de soi !

La peur est distillée partout dans les médias, jusque dans les magazines dits « scientifiques ». Mais l’approche scientifique n’est-elle pas la capacité à remettre en question ce que l’on croit savoir ? A expérimenter par soi-même ? A garder un esprit ouvert ?

J’étais cartésienne

« Je suis cartésien »… combien de fois ai-je entendu cette phrase ?

Sans jamais vraiment la comprendre.

Qu’est-ce que ça veut dire : « Je suis cartésien » ?

Voilà comment je l’entends :  « j’ai un esprit rationnel, et je ne crois que ce que je vois ou que ce que je peux comprendre. »

En fait, dire « je suis cartésien », c’est se réfugier derrière un philosophe, Descartes, pour avoir l’air sérieux, alors qu’on a peur de ce que l’on ne comprend pas.

« Je pense donc je suis ». La maladie de notre temps ! Nous sommes tellement dans notre tête que nous croyons mourir si nous arrêtons de penser !

Est-ce que je suis parce que je pense ? Faut-il donc avoir un cerveau pour exister ?

En réalité, c’est bien le contraire : c’est quand je ne pense pas que je suis.

C’est cet état de non-pensée que l’on appelle la méditation. Pure conscience.

Il n’y a qu’en méditant que l’on peut faire l’expérience du Soi, ou de Dieu, selon le terme que l’on préfère. Faire l’expérience de la non-dualité, de la non-séparation. « Dieu » n’est pas à l’extérieur. Regardez en vous, et vous trouverez.

Et c’est à ce moment que l’on se libère de la peur. En étant simplement présent, dans l’instant.

Et en détournant son attention de ce qui nous fait peur. Car soyez conscients que nous nous attirons ce qui nous fait le plus peur. Nous le créons littéralement.

Le seul moyen d’éviter cela est de porter notre attention uniquement sur ce que l’on veut.

Et d’avoir la foi. Croire que tout est possible. On ne peut voir que ce que l’on croit possible.

C’est parce que j’ai cru possible de démissionner de l’Education Nationale que je l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de me lancer à mon compte que je l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de rompre une relation amoureuse  confortable de 7 ans que je  l’ai fait, c’est parce que j’ai cru possible de vivre un amour merveilleux et profond que je l’ai attiré à moi !

Et n’allez pas croire que c’était facile! Oh non! Loin de là! Choisir le bonheur, ce n’est pas forcément un choix facile. C’est un acte de courage.

Nous choisissons nos expériences, aussi étrange que cela puisse paraître. Bien souvent nous les créons par défaut, car nous n’en sommes pas conscients.

Le seul moyen de reprendre le contrôle de sa vie, c’est d’accepter la responsabilité totale de notre vie.

C’est ce que j’ai fait. Et depuis, ma vie s’est transformée en conte de fées ! Ce n’est pas sans difficultés, mais ça vaut vraiment la peine!

Reprenons notre pouvoir créateur ! Lâchons nos peurs et ouvrons nos coeurs!

Transformer sa vie, c’est possible!

Si vous êtes insatisfait de votre vie, comme moi-même je l’ai été, sachez que ce n’est pas une fatalité. Transformer sa vie, c’est possible, et je vais vous le prouver!

Une chenille, qui est habituée à vivre sur terre, ne peut pas imaginer vivre autrement…pourtant, un jour, elle se transforme en papillon, et se met à voler.

Nous sommes comme cette chenille destinée à se transformer en papillon.

La différence, c’est que nous avons le choix, le libre-arbitre. Nous sommes responsables de nos vies.

Comme l’explique Gregg Braden dans ses conférences, la science moderne reconnaît que nous sommes faits d’énergie quantique, et que nous influons sur cette énergie, sur notre corps, notre monde, par le biais de nos pensées et de nos sentiments. Nous co-créons notre réalité, à chaque instant, que nous en soyons conscients ou non, et que nous le voulions ou non.

Transformer sa vie, ça commence par prendre conscience de ce pouvoir que nous avons tous. Ensuite, le travail consiste à utiliser ce pouvoir créateur pour notre plus grand bien.

Mon plus grand bien n’est pas le plus grand bien de mon voisin. Chacun a sa voie propre. Et le plus important, c’est de savoir que chacun sait, au fond de lui, ce qui est bien pour lui.

Vous contentez-vous, comme je le faisais avant, de vivre la voie sur laquelle vous vous êtes engagés, comme s’il n’y avait pas d’autres choix, tout en regardant avec admiration, voire avec jalousie, la vie d’autres personnes qui, par contraste, vous paraissent extraordinaires?

J’ai une amie expatriée à Hong Kong avec son mari et son petit garçon. Il n’y a pas si longtemps, à chaque fois que je regardais son blog, que je voyais les choses magnifiques qu’elle vivait là-bas et les aventures extraordinaires qui lui arrivaient, j’étais partagée entre deux sentiments: la joie et la tristesse.

La joie parce que je la voyais heureuse, et parce qu’elle partageait avec nous ses aventures;

La tristesse, parce que j’admirais sa situation et je regrettais de ne pas avoir la chance de vivre quelque chose d’aussi fabuleux.

Plus je lisais ses articles, et plus j’étais déprimée, car je sentais une insatifaction grandissante dans ma vie.

Et puis je me suis rendu compte que ce n’est pas la chance qui a permis à mon amie de vivre tout cela. Certes, elle a eu une opportunité, mais elle a décidé de la saisir, de la vivre, et d’en tirer la substantifique moëlle pour vivre sa vie à fond.

Toutes les opportunités sont là, dans ce que Gregg Braden appelle la « soupe des potentialités » de l’énergie quantique. Elles sont là, sous forme d’ondes qui vont et viennent, qui apparaissent et disparaissent dans un mouvement perpétuel. Et c’est nous-mêmes qui transformons ces ondes en mouvement en ondes stationnaires, ces potentialités en réalités. Nous choisissons les potentialités qui deviendront notre réalité. Nous le faisons constamment, avec nos pensées, notre imagination et nos croyances.

Si la réalité que je vis ne me convient pas, c’est que mes pensées ne me conviennent pas, que mes croyances ne me conviennent pas. A quoi est-ce que je pense? Qelles sont mes croyances?

Eh bien, tout d’abord, j’avais la croyance que seuls des gens chanceux, comme mon amie, pouvaient vivre des choses fabuleuses. Et quand j’en ai eu assez de mon insatisfaction, j’ai arrêté de croire cela, et j’ai décidé de prendre ma vie en main.

Au lieu de passer du temps à regarder la vie de mon amie à travers son blog, j’allais passer ce temps à créer ma propre vie, selon mes propres rêves.

C’est ainsi que j’ai eu le courage de démissionner, et de créer ma propre activité. Et je ne suis pas différente de vous! Si j’ai pu le faire, vous aussi vous le pouvez!

Je n’ai pas plus de pouvoir que vous!

Et à mesure que je déployais mes ailes, malgré les difficultés rencontrées en chemin, j’ai vu autour de moi tous ces gens qui avaient sauté le pas, qui avaient déployé leurs ailes… ils étaient là bien avant que je ne le remarque, mais c’est le fait d’avoir porté mon attention sur cet aspect qui m’a permis de le remarquer.

Cette phrase de Ian Lungold m’a marquée ( c’est dire l’importance qu’elle a pour moi, car d’habitude j’oublie les citations):

« You become aware of what you pay attention to »

(On prend conscience de ce sur quoi on porte son attention)

Et vous, sur quoi portez-vous votre attention? Quelles pensées entretenez-vous? Quelle réalité êtes-vous en train de créer?

Références:

Gregg Braden:   http://youtu.be/1xCss_ck_Hk

Ian Lungold: http://youtu.be/p1Eq_20O6FQ

Est-ce égoïste de penser à soi?

« Tu t’écoutes trop »

« Quel égoïste, celui-là, il ne pense qu’à lui! »

« J’ai pas le temps de penser à moi! »

Combien de fois avez-vous déjà entendu, ou vous êtes-vous déjà dit ces phrases?

Autant de phrases négatives qui n’apportent que jalousie, rancœur et culpabilité.

Une femme reprochait toujours à son mari d’être égoïste. L’aigreur était si forte en elle que lorsqu’elle s’adressait à lui, c’était comme du venin qu’elle lui crachait à la figure. Et le mari la fuyait pour éviter ses reproches. Plus il fuyait et plus elle lui envoyait des piques. Et plus elle lui en envoyait, plus il fuyait! L’ambiance entre eux était si détestable que même leurs enfants évitaient leur compagnie. Ils étaient à deux, mais ils se sentaient seuls, malheureux, incompris.

Pourquoi?

Parce que la femme, qui avait appris que pour être aimée, il faut être quelqu’un de bien, c’est-à-dire quelqu’un de gentil, qui se dévoue pour les autres, avait développé la croyance qu’elle devait s’oublier, oublier ses besoins, pour s’occuper des autres avant tout. Elle attendait donc que son mari réponde à ses besoins à sa place.

Parce que le mari, qui avait appris que pour être aimé, il faut être quelqu’un de respectable, c’est-à-dire quelqu’un qui respecte ses engagements et prend ses responsabilités, avait développé la croyance qu’il était responsable de sa femme, et qu’il devait la supporter quoi qu’il arrive, parce qu’il s’était engagé avec elle. Pour honorer l’idée qu’il avait de la responsabilité, il oubliait ses propres besoins.

Mais il ne comprenait pas sa femme. Il ne comprenait pas ses besoins. Et à cause de ça, sa femme lui en voulait!

Tout ça à cause de croyances erronnées sur l’égoïsme. Pour éviter ce genre de drames, je pense qu’il est important de bien définir ce qu’est l’égoïsme.

D’après le Petit Larousse illustré 2007, l’égoïsme est une « tendance qui porte un individu à se préoccuper exclusivement de son propre plaisir et de son propre intérêt, sans se soucier de ceux des autres ».

Par opposition à l’altruisme: « disposition de caractère qui pousse à s’intéresser aux autres, à se montrer généreux et désintéressé ».

Dans l’égoïsme, cet horrible défaut dont nous avons tous si peur que les autres nous affublent, il s’agit donc de la notion de plaisir et d’intérêt. Nulle part on ne parle de besoins.

Et je crois que notre idée erronée de l’égoïsme vient de cette confusion entre besoins et plaisir. S’occuper de ses propres besoins n’est pas égoïste, au contraire.

En tant qu’individus, nous avons tous des besoins. Enfants, les adultes pourvoyaient – ou non – à ces besoins, et en grandissant, nombre d’entre nous avons développé la croyance que seuls les autres pouvaient combler nos besoins.

Ainsi, nous passons notre temps à rechercher l’âme-soeur, ou pire, notre « moitié » (ce qui implique que seul, nous ne sommes qu’une moitié de personne!), cet être merveilleux qui va enfin pouvoir nous apporter ce bonheur dont on rêve tous. Et nous attendons aussi souvent des autres qu’ils devinent nos besoins et y répondent.

Mais nous seuls connaissons nos besoins. Comment espérer que notre compagne (compagnon) ou nos amis les devinent? C’est surréaliste!

On ne peut pas attendre de quelqu’un qu’il réponde à nos besoins et qu’il panse nos blessures. C’est à nous-même de le faire. Nous sommes responsables de nous-mêmes avant tout. Nous avons le devoir de nous occuper de nous, car personne ne peut le faire à notre place.

En fait, nous sommes des individus complets et parfaits. Nous formons une unité. Et le bonheur ne peut venir que de l’intérieur. Toutes les solutions sont à l’intérieur. Vous êtes allés voir? Cherchez bien.

Répondre à nos propres besoins est un acte d’amour. C’est un acte d’amour envers soi-même, et cet amour que l’on se donne bénéficie à notre entourage.

Ne pas répondre à nos propres besoins, et attendre que d’autres le fassent à notre place, produit de la frustration, de la colère, de la rancoeur. Parce que ce n’est pas comme cela que ça fonctionne!

Et ce n’est qu’une fois qu’on a répondu à nos propres besoins que nous pouvons répondre à ceux des autres. Comment une mère peut-elle nourrir son enfant si elle-même ne se nourrit pas? Tout commence par soi.

Alors, vous pensez toujours que c’est égoïste de penser à soi?